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Le ministère sud-coréen de la Défense nationale mène une enquête suite à une faille de sécurité informatique ayant permis à un intrus d’accéder sans autorisation à un système d’imagerie médicale militaire contenant les dossiers diagnostiques d’environ 1,15 million de personnes.

Ce système, appelé Picture Archiving and Communication System (PACS), est utilisé par le Commandement médical des forces armées pour stocker et consulter des images diagnostiques telles que des radiographies, des tomodensitogrammes (CT) et des images par résonance magnétique (IRM).

La base de données concernait aussi bien des militaires que, dans certains cas, des civils pris en charge dans des hôpitaux militaires.

Selon l’agence Yonhap, les autorités estiment que jusqu’à 8 gigaoctets de données médicales, soit environ 1 000 fichiers, auraient pu être consultés. Toutefois, les enquêteurs n’ont pas encore déterminé quels dossiers ont été visionnés ni si des informations ont été extraites.

Vulnérabilité du réseau

Les investigations ont révélé que l’attaquant a exploité un port réseau ouvert resté accessible pendant plusieurs mois, compromettant ainsi un système commun à six hôpitaux militaires répartis en Corée du Sud.

Trois de ces établissements se situent à Goyang, Yangju et Pocheon, au nord de Séoul, près de la frontière nord-coréenne.

Les autres sont implantés à Guri, à l’est de la capitale, Gangneung sur la côte est, et Daegu, dans le sud-est du pays.

Les autorités n’ont pas encore identifié la personne ou le groupe responsable de cette intrusion, ni précisé s’il s’agissait d’une action liée à un acteur étranger.

Suite à cette découverte, le système d’imagerie médicale a été déconnecté afin de permettre la poursuite de l’enquête.

Les résultats de cette investigation serviront à renforcer les mesures de cybersécurité et à corriger les failles ayant facilité cette compromission.

Cette affaire intervient dans un contexte d’inquiétude croissante face aux menaces cyber visant les forces armées sud-coréennes, qui ont recensé l’année dernière un record de 18 951 tentatives d’attaques contre leurs réseaux et sites internet.