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La Chine a renforcé ses contrôles à l’exportation en imposant des restrictions à quatorze entités de l’Union européenne, leur interdisant de recevoir des biens à double usage d’origine chinoise.

Parmi les organisations ajoutées à cette liste figurent le constructeur allemand de défense Rheinmetall ainsi que la société polonaise de photonique Vigo Photonics.

Les biens à double usage englobent un large éventail de produits, logiciels et technologies, allant des composants électroniques avancés aux matériaux spécialisés utilisés dans la fabrication de drones, de semi-conducteurs et d’autres systèmes liés à la défense.

Ces restrictions interdisent également aux individus et entreprises étrangers de réexporter des produits d’origine chinoise vers les entités concernées, même si des licences d’exportation peuvent être accordées dans des cas exceptionnels.

Jusqu’à présent, le régime chinois de contrôle à l’exportation visait principalement des entreprises américaines et japonaises.

Plus tôt cette année, Pékin avait déjà inscrit sept entités européennes liées à la défense sur sa liste de contrôles, en réaction à la participation européenne dans des ventes d’armes à Taiwan.

Un resserrement des contrôles technologiques dans un contexte de tensions géopolitiques

Cette nouvelle décision intervient peu de temps après l’élargissement par Bruxelles de son dernier paquet de sanctions, qui étend les contrôles à l’exportation à 51 entités supplémentaires accusées de soutenir l’industrie militaire russe.

Plusieurs entreprises chinoises ont été incluses, l’Union européenne les accusant d’avoir aidé la Russie à se procurer des technologies à double usage restreintes malgré les sanctions occidentales liées à la guerre en Ukraine.

Les États-Unis ont également renforcé leur politique vis-à-vis des chaînes d’approvisionnement chinoises.

Au début du mois, le président Donald Trump a signé un décret imposant des exigences plus strictes aux entrepreneurs de la défense cherchant à obtenir des dérogations pour se fournir en minerais critiques et autres matériaux sensibles en provenance de Chine.

Cette annonce survient alors que Washington enquête sur des informations suggérant que la Chine et la Russie pourraient avoir fourni à l’Iran des renseignements de ciblage après des attaques récentes contre des bases militaires américaines. Par ailleurs, Donald Trump a mis en garde ces deux pays contre la fourniture d’armes à Téhéran.