La Corée du Sud prévoit un programme de modernisation de 2,43 milliards de dollars (3,43 billions de wons) pour ses chars principaux K2 afin de renforcer leur protection face aux menaces émergentes sur le champ de bataille, notamment les drones et les armes antichars.
Dans le cadre du projet d’amélioration des performances du char K2, les véhicules fabriqués par Hyundai Rotem seront équipés d’un système de protection active, d’un brouilleur contre les drones et les engins explosifs improvisés, ainsi que d’une tourelle télécommandée, a indiqué l’Administration des programmes d’acquisition de défense (DAPA) sud-coréenne.
Ce projet est prévu pour s’étaler de 2028 à 2046.
La menace croissante des drones nord-coréens
Cette modernisation intervient dans un contexte d’expansion du programme de drones-suicides nord-coréens, apparemment soutenu par une assistance russe. Ces drones sont capables d’attaquer les chars depuis les airs, ciblant les surfaces supérieures généralement moins blindées.
Pyongyang accélère également la modernisation de ses forces conventionnelles, notamment avec le nouveau char principal Chonma-20, qui est lui aussi doté d’un système de protection active.
Par ailleurs, la commission sud-coréenne d’acquisition de défense a approuvé le développement du Haeseong-II, un missile antinavire guidé à longue portée produit localement. La Corée du Sud prévoit d’investir 1,63 billion de wons (1,15 milliard de dollars) dans ce programme entre 2025 et 2039.
Le missile Haeseong actuel dispose d’une portée d’environ 150 à 180 kilomètres, tandis que la nouvelle arme devrait atteindre une portée proche de 300 kilomètres, permettant ainsi aux navires sud-coréens d’engager des cibles à une distance nettement accrue et d’élargir leur rayon d’action opérationnel.
