Le Vietnam a entamé la construction de sa plus grande et plus avancée frégate anti-sous-marine conçue localement, un jalon important dans la volonté de Hanoï de développer une industrie de défense souveraine et de réduire sa dépendance historique aux importations militaires russes.
Le lancement officiel du projet a été marqué par une cérémonie de découpe de la première tôle au chantier naval Song Thu Corporation, situé à Da Nang.
Le montage de ce navire polyvalent devrait durer 36 mois. Le conglomérat public Viettel Group, ainsi que plusieurs usines militaires d’État, fourniront l’essentiel des armements, des composants et des capacités de gestion de combat du bâtiment.
Ce combatant de surface sera équipé notamment d’un radar à réseau à balayage électronique actif, de missiles sol-air et antinavires, de lance-torpilles, ainsi que d’un pont d’envol destiné à accueillir un hélicoptère maritime.
La Marine populaire vietnamienne jouera le rôle principal de maître d’ouvrage, supervisant l’intégration des systèmes, les essais et la remise en service de la frégate.
Le général de corps d’armée Pham Hoai Nam, vice-ministre de la Défense nationale du Vietnam, a déclaré : « Devenir une puissance maritime forte nécessite une marine capable, à la hauteur du statut du pays, suffisamment puissante pour protéger la souveraineté nationale sur ses mers et îles, ainsi que ses intérêts maritimes. »
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une résolution adoptée fin juillet par le Parti communiste vietnamien visant à renforcer les capacités maritimes du pays, en réponse aux différends territoriaux persistants entre Hanoï et Pékin en mer de Chine méridionale.