Article de 578 mots ⏱️ 3 min de lecture

Les spécialistes britanniques du déminage ont récemment mené un entraînement aux combats en zone urbaine à la garnison de Catterick, mettant en pratique le nettoyage de bâtiments, les déplacements tactiques en situation réelle et la coopération étroite entre équipes spécialisées.

Les militaires du 521e Escadron EOD, rattaché au 11e Régiment de déminage et de recherche du Royal Logistic Corps, ont réalisé plusieurs exercices destinés à maintenir leurs compétences fondamentales de soldat, en parallèle de leurs missions spécialisées de déminage et de recherche.

Selon un communiqué de l’armée britannique, cet exercice comprenait des tirs à blanc, des opérations de déblaiement de bâtiments ainsi que des tactiques urbaines au niveau section, afin de préparer les soldats à des interventions en milieu bâti.

Cette activité s’inscrivait dans le cadre d’un exercice de formation individuelle au niveau escadron, réunissant des personnels aux compétences diverses pour évaluer leur maîtrise individuelle, l’intégration en équipe et les capacités de commandement et de contrôle.

Le major Matthew Coleman, officier commandant, a déclaré : « Cet entraînement nous ramène à l’essentiel, loin de nos tâches habituelles. » Il a ajouté : « Cet exercice est d’une grande importance, car les membres juniors comme seniors de l’équipe travaillent ensemble pour se préparer à ce qu’ils devront accomplir en situation réelle de combat urbain. »

Bien que le régiment soit principalement associé au déminage et aux opérations de recherche spécialisées, ses membres doivent également conserver la capacité d’évoluer en soldats dans des environnements où leurs missions techniques se déroulent souvent en parallèle avec des opérations de combat conventionnelles.

Le 11e Régiment EOD et Recherche compte environ 650 personnels issus de plusieurs branches de l’armée. Cette force comprend des spécialistes en munitions du Royal Logistic Corps, des experts en services des transmissions du Royal Signals, des équipes de recherche du Royal Engineers, ainsi que des personnels du renseignement. L’exercice de Catterick a exigé la collaboration étroite de ces différentes composantes, opérant sous contrainte temporelle tout en appliquant les procédures nécessaires pour progresser et sécuriser un terrain urbain.

Pour le caporal James Tunstall, opérateur en guerre électronique et renseignement d’origine électromagnétique, cette formation a également été l’occasion d’acquérir de l’expérience dans l’instruction des autres membres du groupe.

Il a expliqué : « L’objectif de cette journée est de former la troupe aux tactiques urbaines, en veillant à ce que tout le monde soit bien préparé et conscient des exigences propres à ce type d’entraînement. » Récemment diplômé en tant qu’instructeur, Tunstall a souligné que transmettre les connaissances représentait un défi différent de la simple exécution des exercices.

Il a précisé : « Apprendre les techniques est une chose, les enseigner en est une autre… L’instruction personnalisée est nettement plus complexe. » Et d’ajouter : « Cette séance m’a permis de mieux maîtriser les exercices afin de pouvoir les enseigner plus efficacement. »

La formation a aussi placé les participants dans des situations nécessitant une coopération étroite entre spécialistes de différents domaines. Selon Tunstall : « Travailler ensemble dans un espace restreint profite à l’ensemble de l’équipe, autant collectivement qu’individuellement. »