La Coalition des Volontaires, un regroupement de 35 pays piloté par le Royaume-Uni et la France, prépare ses premiers exercices militaires conjoints en Pologne, prévus pour octobre et novembre. Ce groupement coordonne le soutien et les garanties de sécurité à l’Ukraine.
Ces manœuvres visent à tester le déploiement de personnel et d’équipements dans le cadre de la future Force multinationale Ukraine, une force alliée destinée à être déployée après une cessation crédible des hostilités. Environ 1 500 soldats britanniques et français arriveront en Pologne dès septembre pour ces préparatifs.
Le Royaume-Uni et la France conduisent les préparatifs et envisagent de déployer des troupes en Ukraine. Jusqu’à 30 pays pourraient être impliqués, avec à la tête de la mission lors de sa première année un général français, avant un passage de commandement au Royaume-Uni. Londres prévoit un financement de plus de 100 millions de livres sterling (133 millions d’euros) pour cette initiative.
Le plan inclut notamment des patrouilles aériennes pour la protection de Kyiv ainsi que des opérations de sécurité maritime en mer Noire. Ces dernières seront coordonnées avec une initiative antimines pilotée par la Turquie, la Roumanie et la Bulgarie.
Par ailleurs, lors d’une déclaration conjointe, les dirigeants de la coalition ont souligné que cette force s’inscrit dans un cadre plus large de garanties politiques et juridiques envers l’Ukraine. Ils ont identifié la défense aérienne comme une priorité immédiate et annoncé une intensification de l’aide militaire et une coopération renforcée avec les entreprises de défense ukrainiennes.
Les membres se sont également engagés à soutenir le secteur énergétique ukrainien face à l’hiver, ainsi que son économie, confrontés à une tentative russe de blocus maritime renouvelé des ports ukrainiens. D’autres mesures viseront l’industrie de défense russe, les réseaux d’évasion des sanctions et les navires de la flotte fantôme russe.
Depuis février 2022, la coalition estime que les sanctions et mesures économiques ont privé la Russie d’au moins 495 milliards de dollars.
