Dassault Aviation travaille actuellement au développement du Rafale F5, un projet de nouvelle génération de son avion de combat, sans associer de partenaire étranger. Cette initiative répond à une demande des forces armées françaises et vise à une mise en service entre 2033 et 2035.
Le président et directeur général, Éric Trappier, a confirmé que la France finance seule ce programme depuis la fin des négociations de cofinancement avec les Émirats arabes unis en décembre 2025, ces derniers ayant renoncé en raison de divergences sur le transfert de technologie. Abu Dhabi était prêt à investir jusqu’à 3,5 milliards d’euros.
La priorité attribuée au F5 est d’autant plus marquée qu’après l’arrêt du composant de chasseurs pilotés du système FCAS par Berlin et Paris en juin 2026, ce projet devient l’axe majeur de la relève aérienne pour la France. Réaffirmant sa préférence pour un unique maître d’œuvre national, Trappier laisse la porte ouverte à des coopérations, sans consortium capitalistique.
Le Rafale F5 sera bien plus qu’une simple évolution du Rafale actuel : il intègre un moteur amélioré, le Safran M88 T-REX, capable d’une poussée avec postcombustion accrue de 20 % tout en conservant une architecture modulaire. Le standard introduira aussi un radar, un système de guerre électronique et un armement nucléaire modernisés.
Par ailleurs, le F5 opérera avec un drone de combat furtif dérivé du démonstrateur nEUROn, combinant pilotage autonome et intervention humaine, capable de missions de reconnaissance et de pénétration à partir de 2033. Un assistant virtuel doté d’intelligence artificielle est également en cours de développement pour épauler le pilote.
Le calendrier est aussi dicté par la future arme nucléaire : le Rafale F5 embarquera le missile hypersonique ASN4G dès 2035 pour remplacer l’ASMPA-R, avec des premières livraisons d’avions calibrés au standard F5 rééchelonnées à partir de 2033-2034 selon la nouvelle loi française de programmation militaire adoptée en juillet 2026.
