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La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), présente dans le sud du pays depuis 1978 avec plus de 8 000 casques bleus, doit entamer son retrait progressif à partir du 31 décembre 2026, date d’expiration de son dernier mandat.

Ce retrait, approuvé sous pression des États-Unis et d’Israël, devrait se poursuivre durant toute l’année 2027. En parallèle, l’Union européenne élabore des plans pour une mission civilo-militaire destinée à prendre le relais à compter du début 2027. Une équipe conjointe de l’UE s’est rendue deux fois au Liban récemment pour évaluer les possibilités de soutien aux Forces armées libanaises et à la police locale, ainsi que la coordination avec d’autres acteurs internationaux déjà présents sur place.

Les institutions européennes préparent actuellement les plans opérationnels qui pourraient être soumis au Comité politique et de sécurité de l’UE d’ici la mi-septembre. Le mandat, le financement, la composition et la structure de commandement de cette nouvelle mission doivent encore obtenir l’accord des 27 États membres. La France et l’Italie jouent un rôle moteur pour la création de cette force multinationale, avec notamment des discussions entre chefs militaires italiens et libanais sur son cadre juridique, financier et possible contribution italienne ainsi que sur l’encadrement multinational.

Le contexte sécuritaire reste toutefois très volatile. Les autorités libanaises insistent sur la nécessité d’une présence internationale continue, alors que l’application d’un cadre négocié en juin sous médiation américaine – incluant le désarmement du Hezbollah, la retraite progressive israélienne et le déploiement des troupes libanaises dans les zones vidées – demeure limitée.

Les frappes israéliennes récurrentes entravent le déploiement de l’armée libanaise, tandis qu’Israël maintient des positions dans le sud, après avoir avancé de plus de 10 kilomètres dans le territoire libanais. Cette situation fait suite à une escalade majeure des hostilités en mars 2026, débutée en octobre 2023, après des tirs de roquettes du Hezbollah en représailles à la mort du chef suprême iranien lors d’une frappe américano-israélienne.

Depuis, Israël a mené une campagne aérienne et terrestre intensive qui a fait au moins 4 348 morts et plus de 12 000 blessés selon le ministère libanais de la Santé.

Sources : thedefensepost