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Le ministère de la Défense britannique ne peut pas encore préciser la date de début de construction de la flotte hybride de la Royal Navy, les calendriers de production des quatre nouvelles classes de plateformes non habitées restant indéterminés. Les navires combattants communs (Common Combat Vessels), éléments habités au cœur du concept, sont quant à eux attendus pour le début des années 2030, selon les informations recueillies par le UK Defence Journal.

Cette position a été présentée par le ministre de la Défense, Luke Pollard, dans une réponse écrite adressée au député conservateur Stuart Anderson, qui souhaitait connaître la date à laquelle la flotte hybride serait opérationnelle.

« Le Plan d’Investissement en Défense prévoit un investissement d’au moins 1,3 milliard de livres sterling pour le développement de la flotte hybride de la Royal Navy : celle-ci comprend des plateformes de missiles sans équipage (Type 91), des plateformes de détection sous-marine sans équipage (Type 92), des véhicules sous-marins non habités extra-larges (XLUUV, Type 93), des plateformes radar sans équipage (Type 94), ainsi que des actifs aériens sans équipage. Les calendriers de construction de ces plateformes ne sont pas encore définis. La future classe de navires combattants communs (CCV) est attendue au début des années 2030 », a déclaré Luke Pollard, ajoutant que ces nouvelles technologies « viendront compléter les capacités sans équipage de guerre des mines, l’aviation et les bâtiments de surface déjà en service au sein de la Royal Navy ».

En résumé, la flotte hybride n’a pour l’heure aucune date précise de construction, le seul jalon confirmé étant l’arrivée à partir du début des années 2030 des Common Combat Vessels, au moins six navires de défense aérienne dont l’annonce a été faite le 29 juin dernier.

Concernant les éléments sans équipage, c’est-à-dire les plateformes de missiles Type 91, les plateformes de détection sous-marine Type 92, les sous-marins sans équipage extra-larges Type 93 et les plateformes radar Type 94, aucun calendrier de production n’a encore été établi. Ce constat suit les réponses fournies récemment au secrétaire fantôme à la Défense, James Cartlidge, qui a précisé que la répartition des financements entre ces différentes plateformes reste à définir et sera élaborée en concertation avec l’industrie.

Il convient de souligner que l’absence de dates ne témoigne pas d’un retard par rapport à un calendrier publié, mais reflète plutôt le fait que ces programmes en sont à leurs tout premiers stades.