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Edgewing, maître d’œuvre et responsable de la conception du programme Global Combat Air Programme (GCAP), vient de signer un contrat d’une valeur de 4,6 milliards de livres sterling (6,1 milliards de dollars) pour lancer la prochaine phase de développement du chasseur trinational.

Créée en juin 2025, Edgewing est une coentreprise réunissant BAE Systems, Leonardo et Japan Aircraft Industrial Enhancement.

L’Agence GCAP, qui gère ce programme commun aux Royaume-Uni, Italie et Japon, a attribué un contrat de 18 mois portant sur la finalisation de la phase d’étude avancée et d’évaluation, ainsi que sur la poursuite des travaux détaillés de conception et de développement en coopération.

Ce nouveau contrat fait suite à un premier accord décroché en avril dernier par Edgewing, d’un montant de 686 millions de livres (908 millions de dollars), dédié aux activités initiales de design et d’ingénierie de l’appareil.

Marco Zoff, PDG d’Edgewing, a souligné : « Cette dynamique est portée par notre modèle innovant de collaboration en matière de défense : c’est la première fois que trois pays s’associent pour créer un maître d’œuvre unifié, représentant nos industries nationales, avec un client unique et pleinement habilité. »

Chasseur furtif trinational

L’Italie, le Japon et le Royaume-Uni ont lancé le programme GCAP en 2022 afin de développer un chasseur furtif de sixième génération, intégrant des technologies de pointe en ingénierie numérique et intelligence artificielle.

Ce nouvel avion doit remplacer les Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force et de l’armée de l’air italienne, ainsi que le Mitsubishi F-2, chasseur multirôle vieillissant en service dans les forces aériennes d’autodéfense japonaises.

L’objectif est une mise en service autour de 2035.

Plusieurs autres pays ont manifesté leur intérêt pour rejoindre cette initiative, notamment le Canada et l’Arabie Saoudite, afin de mutualiser les coûts et contribuer par leur savoir-faire technologique.

Pour l’heure, aucune nouvelle adhésion n’a été officialisée, Tokyo ayant déjà mis en garde contre les risques de retards liés à l’intégration de pays supplémentaires durant les phases initiales du projet.