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Après une nouvelle escalation par des frappes aériennes réciproques, les États-Unis et l’Iran se sont accordés sur un cessez-le-feu en vue de relancer leurs négociations bilatérales prévues à la fin du mois de juin 2026.

Suite à une série d’attaques menées par Washington contre des cibles iraniennes le long des côtes, les deux parties ont convenu de suspendre temporairement les hostilités. Ce nouvel accord intervient à la veille des pourparlers techniques programmés pour le 30 juin 2026, destinés à clarifier les termes d’un mémorandum d’entente en cours de négociation.

Un haut responsable a déclaré : « Les discussions techniques sur tous les aspects du mémorandum de compréhension doivent se poursuivre. Pour l’instant, les parties suspendent leurs négociations, et les navires peuvent circuler librement. »

Attaque contre le porte-conteneurs Ever Lovely et riposte américaine

Le 25 juin, le M/V Ever Lovely, un porte-conteneurs battant pavillon singapourien, a été visé par un drone d’attaque iranien unidirectionnel alors qu’il quittait le détroit d’Ormuz, au large de la côte d’Oman. Ce navire est le premier à subir une attaque depuis le début du cessez-le-feu de 60 jours entre les États-Unis et l’Iran.

Le Commandement Central des États-Unis (CENTCOM) a condamné cette action, estimant que l’« agression injustifiée des forces iraniennes contre le trafic maritime commercial constitue une violation manifeste du cessez-le-feu ». Les autorités américaines ont également souligné que ce comportement menaçait la liberté de navigation dans une des principales voies commerciales mondiales.

Le président américain Donald Trump a indiqué qu’au moins quatre drones iraniens avaient attaqué le navire marchand, précisant que trois d’entre eux avaient été interceptés par les forces américaines. Bien que le CENTCOM ne se soit pas encore exprimé publiquement sur ce point, plusieurs sources américaines ont confirmé cette version des faits.

Le lendemain, les forces américaines ont lancé des frappes aériennes en riposte, ciblant sur la côte sud iranienne des infrastructures militaires incluant des sites de stockage de missiles et de drones, ainsi que des installations radar côtières, selon le CENTCOM. L’opération a été qualifiée de « réponse décisive » à une agression injustifiée. Six avions de chasse américains auraient participé à ces frappes sur quatre objectifs distincts.

Réactions iraniennes et intensification des hostilités

L’Iran a fermement nié la version américaine, accusant Washington d’avoir enfreint en premier le cessez-le-feu provisoire. Les autorités iraniennes ont qualifié leurs frappes ultérieures de réponses défensives et ont annoncé la volonté de répliquer.

Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) a affirmé avoir déjoué l’attaque américaine et avoir contraint les forces adverses à se retirer, sans toutefois fournir de preuves tangibles. En représailles, des actions hostiles ont ciblé des intérêts militaires états-uniens dans la région.

Le royaume de Bahreïn, où se trouve le quartier général de la 5e flotte américaine, a rapporté des incursions de drones iraniens dans son espace aérien, dénonçant cette intrusion comme une violation du mémorandum d’entente. Par ailleurs, le Koweït a précisé avoir activé ses systèmes de défense aérienne pour repousser des attaques au missile et aux drones, interceptant au moins deux missiles balistiques. La base aérienne Ali Al Salem au Koweït, qui abrite la flotte de Eurofighter Typhoon de l’armée de l’air koweïtienne, est une installation stratégique critique pour les États-Unis dans la région.

Les médias iraniens ont également rapporté que les forces navales du CGRI avaient procédé à des tirs d’avertissement contre des navires empruntant des routes maritimes non autorisées par Téhéran. Le 27 juin, le tanker M/T Kiku, battant pavillon panaméen et transportant plus de deux millions de barils de pétrole brut, a été touché par un drone d’attaque iranien unidirectionnel.

Washington a répondu par une nouvelle série de frappes aériennes visant cette fois l’infrastructure de surveillance militaire, les systèmes de communication, les batteries de défense aérienne, les dépôts de drones ainsi que les capacités de déploiement de mines marines iraniennes. Le CENTCOM a signalé que des chasseurs de la Marine et de l’Armée de l’air américains ont frappé dix cibles militaires dans et autour du détroit d’Ormuz.

Des cibles déjà frappées lors d’opérations antérieures

Des rapports font état du fait que certains objectifs iraniens visés lors de ces dernières frappes avaient déjà été bombardés au cours de l’« Opération Furia Épica », lancée en février 2026. Selon des sources proches des autorités américaines, Téhéran aurait progressivement rétabli ses systèmes de défense aérienne et de missiles le long du détroit d’Ormuz depuis la fin de cette campagne aérienne en avril.

Jennifer Griffin de Fox News a rapporté : « J’ai interrogé un haut responsable de la défense sur la raison pour laquelle les États-Unis ont dû à nouveau attaquer des sites déjà frappés à plusieurs reprises depuis le 28 février, date de l’ouverture des hostilités. On m’a répondu que l’Iran avait reconstitué ses systèmes de défense aérienne et antimissiles dans la zone. »

Plusieurs de ces cibles ont été géolocalisées via des vidéos diffusées par le CENTCOM et des analyses d’images en sources ouvertes. Parmi elles figurait notamment une tour de télécommunications associée à une station radar côtière iranienne.