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Ferguson Marine, chantier naval situé à Port Glasgow, traverse une période difficile avec l’annonce d’un programme de départs volontaires portant sur jusqu’à 70 suppressions d’emplois. Ce plan suscite de vives inquiétudes quant à la perte de compétences et au devenir de l’entreprise.

Les raisons avancées divergent selon les acteurs. Selon Stuart McMillan, député SNP d’Inverclyde, cette situation est due à une incapacité de la direction à sécuriser de nouveaux contrats tandis que le carnet de commandes reste vide en attendant la finalisation par le gouvernement écossais d’un accord direct concernant plusieurs navires. Il souligne le rôle crucial des employés expérimentés dans la formation des apprentis, regrettant un manque de vigilance de la part des responsables du chantier.

Pour Paul Sweeney, député travailliste et ancien ouvrier naval, la clé du problème réside dans l’absence d’un financement public à travers une banque d’investissement dédiée, ce qui asphyxie Ferguson Marine. Il dénonce la politique gouvernementale qui a entraîné l’attribution de contrats à des chantiers étrangers, notamment la phase un du Small Vessel Replacement Programme accordée à Remontowa en Pologne. Depuis 2022, près de 550 millions de livres sterling auraient été alloués à l’étranger.

La plus grande centrale syndicale du site, GMB Scotland, exprime également sa colère contre les ministres qu’elle accuse d’envoyer le travail à l’étranger tout en ne fournissant pas les commandes nécessaires aux chantiers écossais. Louise Gilmour, secrétaire régionale, qualifie cette situation de trahison pour une main-d’œuvre sans reproche.

Du côté de Ferguson Marine, la direction justifie les réductions d’effectifs par la fin du projet du ferry Glen Rosa, en expliquant que le chantier connaît un creux inévitable dans l’attente des négociations contractuelles avec le gouvernement. Le chantier a par ailleurs achevé sous-traitance pour le programme de frégates Type 26 de BAE Systems, ce qui avait temporairement apporté du travail.

Le secrétaire à l’Économie, Stephen Flynn, soutient que ces départs sont indispensables pour rendre Ferguson Marine plus compétitif et assurer sa pérennité, en précisant que cela ne remet pas en cause l’achèvement du Glen Rosa.

En résumé, Ferguson Marine fait face à un manque de commandes et à une concurrence désavantagée due à des choix politiques, provoquant des licenciements et un avenir incertain pour ce chantier historique.

Sources : ukdefencejournal