Ford s’est associé à General Dynamics Land Systems-UK (GDLS-UK) et à l’ingénierie Ricardo pour concourir au programme Light Mobility Vehicle de l’armée britannique, un contrat estimé à 2 milliards de livres sterling (2,7 milliards de dollars).
Le consortium propose des versions militaires adaptées du pick-up Ford Ranger afin de remplacer les flottes vieillissantes de Land Rover et Pinzgauer actuellement en service. Dans ce partenariat, GDLS sera le maître d’œuvre pour l’intégration militaire, Ford fournira la plateforme commerciale tandis que Ricardo supervisera les modifications techniques.
Les moteurs seront produits à l’usine Ford de Dagenham, en Angleterre, tandis que la conversion finale des véhicules se fera au pays de Galles du Sud.
Un véhicule polyvalent et fiable
Le président de Ford Europe, Jim Baumbick, a souligné que leur collaboration soutient la chaîne d’approvisionnement régionale tout en équipant efficacement les alliés de l’OTAN avec une plateforme commerciale flexible et robuste. Il a insisté sur le fait que le ministère britannique de la Défense exige une capacité, une échelle et une fiabilité sans compromis dès la première utilisation, ce que le Ford Ranger propose grâce à sa version « off-the-shelf » adaptée.
Ford poursuit ainsi son développement dans le secteur de la défense, après avoir récemment participé à des appels d’offre pour des véhicules tactiques de nouvelle génération destinés à l’armée américaine.
Une compétition intense
Outre Ford, d’autres candidats majeurs tels que General Motors, Babcock International et INEOS Automotive ont remis des offres, témoignant de l’intérêt croissant des constructeurs automobiles pour le marché de la défense.
Le contrat devrait être attribué en 2024, avec une première livraison de véhicules dont la valeur est estimée à environ 750 millions de livres (1 milliard de dollars).