Le Koweït a déclaré que des frappes iraniennes ayant visé son territoire jeudi matin ont endommagé le radar de l’aéroport et causé des blessures, entraînant une fermeture temporaire de son espace aérien.
Il s’agit du deuxième attaque iranienne contre le seul aéroport international du Koweït en un peu plus d’une semaine, après qu’une attaque par drone ait tué un ressortissant indien et blessé 63 personnes le 3 juin.
« Le radar de l’aéroport a été ciblé ce matin », a indiqué l’autorité de l’aviation civile koweïtienne dans une lettre adressée à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Le communiqué précise que l’attaque a « blessé des personnes et causé d’importants dégâts matériels affectant les installations radar, équipements et systèmes de gestion du trafic aérien ».
Plus tôt, le Koweït avait annoncé la réouverture de son espace aérien au trafic commercial, après une brève suspension due à cette nouvelle salve d’attaques iraniennes.
Les forces militaires koweïtiennes avaient auparavant déclaré que leurs défenses antiaériennes étaient engagées contre des « cibles aériennes hostiles », dans le contexte de nouvelles frappes américaines contre l’Iran.
Le ministère des Affaires étrangères koweïtien a exprimé « la condamnation et la dénonciation par le Koweït des attaques iraniennes continues, récurrentes et coupables ».
Depuis le début du conflit, l’Iran cible régulièrement des aéroports du Golfe et d’autres infrastructures civiles.
La semaine dernière, Téhéran avait accusé le Koweït et Bahreïn de permettre aux États-Unis d’utiliser leur territoire pour lancer des attaques contre un tanker iranien et une île.
Les autorités iraniennes ont revendiqué des frappes contre le quartier général de la Marine américaine au Moyen-Orient à Bahreïn ainsi que contre la base aérienne Ali Al Salem au Koweït, sans mentionner l’aéroport.
Le Koweït a démenti ces accusations et a exigé que deux membres du personnel de l’ambassade iranienne quittent le pays.
L’attaque contre l’aéroport koweïtien survenue la semaine dernière avait été particulièrement sanglante, avec des responsables rapportant que certains blessés présentaient des traumatismes crâniens, des hémorragies cérébrales ou avaient dû être amputés.
Si l’aéroport du Koweït a déjà été visé durant le conflit, cette attaque est la première frappe meurtrière dans le Golfe depuis la mise en place, le 8 avril, d’un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.