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La Chine met en garde contre l’utilisation de « tortues espions » et de poissons équipés de capteurs, employés pour cartographier de manière sous-marine sa côte, une allusion claire à ses rivaux occidentaux. Cette mise en garde a été réaffirmée vendredi par le ministère chinois de la Sécurité d’État.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux et intitulé Sous le bleu profond, les courants secrets s’intensifient, le ministère affirme que des agences de renseignement internationales utilisent des « nouveaux équipements d’espionnage » afin de dérober des données sensibles liées à l’environnement marin.

« De grands animaux marins équipés de capteurs ont été découverts dans certaines eaux chinoises », précise-t-il dans une section intitulée tortues espions, poissons espions. Ces créatures clandestines, poursuit le texte, nageaient dans une zone spécifique en recueillant des informations sensibles comme la température, la salinité et les courants marins, avant de transmettre les données à l’étranger par satellite.

Le ministère indique par ailleurs que des groupes étrangers ont également déployé des planeurs de surface solaires, des bouées dotées de capteurs de haute précision ainsi que des dispositifs installés sur des cargos capables de capter en temps réel les « dynamiques portuaires », sans toutefois nommer d’agences spécifiques.

Ces données servent à créer des cartographies sous-marines permettant, selon Pékin, d’identifier les faiblesses des défenses côtières chinoises, constituant ainsi une menace grave pour la sécurité nationale.

Pour contrer ces dispositifs, le ministère exhorte à des contrôles rigoureux sur les équipements importés et invite les pêcheurs à signaler toute bouée ou dispositif suspect découvert en mer.

Les accusations mutuelles d’espionnage entre Pékin et les pays occidentaux sont anciennes. L’an dernier, la Chine avait déjà alerté ses fonctionnaires contre des pièges de type « honeytrap » après qu’un agent public fut séduit par une « beauté étrangère » dans le cadre d’une opération d’espionnage.

Plus récemment, en juin, l’alliance des agences de renseignement occidentales Five Eyes avait dénoncé des agents chinois se faisant passer pour des recruteurs d’emploi en ligne dans le but d’obtenir des informations sensibles.