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La garde côtière taïwanaise a annoncé samedi avoir déployé deux navires pour suivre des bâtiments chinois au large de la côte est de l’île, où la Chine affirme mener des « patrouilles de maintien de l’ordre ».

La Chine considère Taïwan comme une partie intégrante de son territoire et revendique la juridiction sur les eaux environnantes, une position rejetée fermement par Taipei.

Les tensions se sont accrues ces dernières semaines dans les eaux à l’est de Taïwan, après une opération menée par des navires de la garde côtière chinoise et d’autres bâtiments gouvernementaux.

Les médias d’État chinois avaient précédemment expliqué que cette opération faisait suite à des discussions entre le Japon et les Philippines visant à délimiter une frontière maritime dans cette région.

La Chine a qualifié ces négociations « d’illégales » et revendique le contrôle exclusif de ces eaux.

De son côté, Taïwan a dénoncé cette opération comme une « provocation » et un « expansionnisme déguisé ».

Jiang Lue, porte-parole de la Garde côtière chinoise (CCG), a précisé samedi qu’un groupe opérationnel mené par la formation navale du Xiushan avait remplacé une autre unité « pour poursuivre les patrouilles de maintien de l’ordre » dans les eaux à l’est de Taïwan.

La garde côtière taïwanaise a indiqué avoir envoyé deux navires pour « naviguer aux côtés et surveiller » deux navires chinois, dont le Xiushan, positionnés à environ 54 milles nautiques (100 kilomètres) de sa côte.

« Taïwan possède des droits souverains et la juridiction sur la zone économique exclusive à l’est de l’île, tandis que la Chine n’a absolument aucun droit souverain sur les eaux entourant Taïwan », a déclaré la garde côtière taïwanaise dans un communiqué.

« Les tentatives chinoises de harcèlement par la navigation maritime ne peuvent en rien modifier ce fait incontestable. »

La Chine a intensifié ces dernières années la pression militaire sur Taïwan et a mené plusieurs exercices militaires à grande échelle.

Si le risque d’une invasion ou d’un blocus de l’île demeure une menace constante, les analystes soulignent également que Pékin pourrait recourir à des mesures de « maintien de l’ordre » sous couvert de quarantaine pour contrôler la navigation commerciale autour de Taïwan.