La Malaisie a conclu un accord pour l’acquisition de missiles surface-air destinés à son programme de navires de guerre, longtemps retardé, auprès du fabricant européen MBDA, a annoncé le ministère de la Défense. Cette décision intervient après l’annulation d’un précédent contrat portant sur des missiles de frappe.
Alors que ce pays d’Asie du Sud-Est cherche à moderniser sa flotte, ses efforts pour développer une série de navires de combat furtifs ont été marqués par des accusations de mauvaise gestion, des coûts en hausse et de nombreux retards.
Le dernier revers est survenu début mai, lorsque la Norvège a annulé un contrat concernant des missiles de frappe navale — que Kuala Lumpur affirmait avoir presque entièrement payés — déclenchant un désaccord diplomatique et contraignant la Malaisie à chercher des alternatives.
Dans une annonce publiée mercredi soir, le ministère de la Défense a précisé avoir signé cette semaine une lettre d’acceptation avec MBDA France lors du Salon aéronautique international de Farnborough, au Royaume-Uni.
Les médias malaisiens ont rapporté en avril que ce contrat représentait une enveloppe d’environ 123 millions de dollars.
« La lettre d’acceptation concerne l’achat d’un système de missiles surface-air destiné à renforcer les capacités d’armement des Littoral Combat Ships (LCS) de la Marine royale malaisienne », a indiqué le ministère sur Facebook.
Cette acquisition doit assurer aux navires une capacité de défense aérienne adaptée aux besoins opérationnels de la marine malaisienne, a-t-il ajouté.
Parallèlement, le gouvernement malaisien réclame plus de 244 millions de dollars de dédommagements à l’entreprise norvégienne impliquée dans la rupture du précédent contrat.
Le programme LCS, initialement approuvé en 2011 avec un contrat de six milliards de ringgits (1,5 milliard de dollars), prévoyait la construction de six navires.
Après une révision gouvernementale, ce programme a été relancé en 2023, avec une réduction du nombre de navires à cinq.
La livraison du premier navire, prévue initialement pour août, a été repoussée à décembre en raison de retards dans la livraison des équipements et de travaux de réaménagement encore en cours, selon des responsables cités par la presse locale.