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La Russie fournit une assistance technique à l’Iran pour développer une technologie de missile de croisière supersonique, ce qui pourrait offrir à Téhéran une nouvelle capacité stratégique contre des cibles navales et terrestres.

Ce programme secret, connu sous le nom C430L, aurait débuté en 2023 et implique l’aide de spécialistes russes pour la mise au point d’un moteur à statoréacteur (ramjet). Cette technologie permettrait au missile de maintenir une vitesse supérieure à Mach 1, augmentant ainsi sa menace potentielle. Toutefois, aucune preuve n’indique qu’un missile opérationnel issu de cette coopération ait déjà été déployé.

Selon les documents examinés, l’exportateur d’armes d’État russe, Rosoboronexport, a orchestré la coopération avec NPO Mashinostroyenia, un important fabricant de missiles russe. Des ingénieurs russes se sont déplacés en Iran pour analyser les données des essais de propulsion et de vol iraniens.

Malgré le conflit déclenché en 2026 entre les États-Unis, Israël et l’Iran, cette collaboration s’est poursuivie. Une lettre de Rosoboronexport de juin 2026 révèle des discussions sur un approfondissement des travaux techniques et des rapports russes sur le programme. Une proposition d’envoyer environ deux douzaines de spécialistes russes en Iran en avril 2025 a également été faite.

Le développement d’une telle arme représenterait une avancée stratégique majeure pour l’Iran, capable désormais de menacer les navires de la marine américaine avec des missiles supersoniques à longue portée.

Jusqu’à présent, l’Iran disposait déjà de missiles balistiques et de différents types de missiles de croisière, mais la maîtrise du vol supersonique prolongé par statoréacteur requiert des compétences techniques complexes, notamment dans la gestion du carburant, de l’entrée d’air et de la stabilité de la combustion.

En 2019, l’Iran avait exposé publiquement un moteur à statoréacteur développé localement, et en 2023, des médias d’État ont rapporté que les Gardiens de la Révolution avaient commencé à tester un prototype de missile de croisière supersonique.

Le développement de ce programme secret illustre une volonté russe d’élargir le conflit ukrainien en impliquant davantage les États-Unis dans d’autres théâtres, tout en transférant une technologie militaire sensible que l’Iran cherchait à acquérir depuis des décennies.

Sources : thedefensepost