La startup allemande STARK a levé 500 millions d’euros (570 millions de dollars) lors d’un nouveau tour de financement destiné à renforcer la recherche, le développement et la production de systèmes militaires autonomes à travers l’Europe.
Ces fonds permettront notamment la construction de nouvelles infrastructures dédiées à la guerre électronique ainsi qu’une augmentation des capacités de fabrication afin de produire plusieurs milliers de systèmes sans pilote chaque mois.
Parmi les investisseurs engagés dans ce tour de table figurent Sequoia Capital, Founders Fund, le Fonds d’innovation de l’OTAN, Project A, Air Street Capital, 201 Ventures, Advent et Döpfner Capital.
Patrick Schneider-Sikorsky, partenaire au Fonds d’innovation de l’OTAN, souligne : « L’entreprise a démontré une capacité exceptionnelle à passer du concept à la mise en service, livrant des technologies dont les pays de l’OTAN ont réellement besoin. »
Il ajoute que « STARK prouve que les technologies développées en Europe peuvent croître, se déployer à grande échelle et se positionner sur le marché régional et international ».

Logiciel de commandement et contrôle Minerva. Photo : STARK
Cette levée de fonds s’inscrit dans un contexte d’expansion rapide de STARK à travers le continent européen.
En février, la startup avait signé un accord avec les forces armées allemandes pour la fourniture de plusieurs milliers de munitions drones Virtus, capables de décollage et d’atterrissage verticaux.
Cette plateforme offre une portée de plus de 130 kilomètres et une autonomie de près de 90 minutes. Elle peut être déployée en moins de dix minutes et dispose d’un lien de données adapté aux environnements où les systèmes de navigation par satellite (GNSS) sont neutralisés.
Outre les capacités de production accrues, STARK a ouvert plus tôt cette année un centre de recherche et développement en Ukraine ainsi qu’un bureau régional en Grèce.
Le site ukrainien de 2 000 mètres carrés regroupe plus de 200 spécialistes dédiés à la recherche, à l’intégration des systèmes, à la formation et au support, avec des projets de production locale visant à accélérer la mise au point des équipements et leur fabrication.
Amplifiant sa présence européenne, STARK a également annoncé en janvier l’ouverture de son premier bureau nordique à Stockholm, marquant ainsi son entrée sur le marché suédois.
Ce centre d’ingénierie se concentrera sur le développement de capacités de guerre électronique, notamment des technologies soutenant la navigation, le ciblage et l’exécution de missions dans des environnements électromagnétiques contestés.

Munition drone Virtus. Photo : STARK
