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La Suède a signé un contrat d’environ 47 milliards de couronnes suédoises (4,8 milliards de dollars) avec le constructeur naval français Naval Group pour l’acquisition de quatre frégates Frégate de Défense et d’Intervention (FDI).

L’accord a été finalisé à Stockholm à bord de la première frégate FDI de la Marine française, Amiral Ronarc’h (D660), en présence du président français Emmanuel Macron et du Premier ministre suédois Ulf Kristersson.

Ces frégates formeront la future classe de navires de surface dite Luleå, nommés d’après les villes côtières suédoises Luleå, Norrköping, Trelleborg et Halmstad. La livraison des bâtiments est prévue annuellement entre 2030 et 2034.

Cette acquisition vise à étendre le rôle de défense maritime de la Suède ainsi que sa capacité de défense aérienne dans la région de la mer Baltique, surtout dans le contexte de son adhésion prochaine à l’OTAN en 2024. Le Premier ministre Kristersson a souligné l’importance de contrer les menaces de missiles modernes mises en lumière par la guerre en Ukraine.

Les frégates seront équipées de systèmes anti-balistiques, de missiles de croisière, de torpilles, ainsi que de moyens d’entraînement associés, reflétant une coopération industrielle bilatérale renforcée entre la France et la Suède.

Les navires de la classe Luleå mesureront 122 mètres de long pour 18 mètres de large et pourront accueillir plus de 125 marins. Ils embarqueront un hélicoptère de type NH90 ainsi qu’un système aérien sans pilote.

Ces frégates seront dotées du système de gestion de combat Setis de Naval Group, de multiples capteurs, d’un réseau de communications numériques avancé, de systèmes de navigation et de capacités de guerre électronique. Leur armement comprendra des missiles surface-air et anti-navires, des torpilles légères, et des canons navals de 57 mm et 40 mm.

Leur vitesse de croisière dépassera 26 nœuds, avec une autonomie de 5 000 milles nautiques et une endurance opérationnelle prolongée jusqu’à 45 jours, grâce à deux moteurs MTU 16V 8000 M91L développant une puissance totale de 43 000 chevaux.

Sources : thedefensepost