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Le ministère saoudien de la Défense a annoncé lundi l’interception et la destruction de plusieurs drones lancés depuis l’Irak par des groupes soutenus par l’Iran et visant des installations pétrolières.

Cette attaque survient malgré un cessez-le-feu temporaire dans les hostilités récentes entre les États-Unis et l’Iran, observé depuis samedi, après treize jours d’échanges de tirs entre les deux camps.

Selon un communiqué officiel publié sur les réseaux sociaux, le ministère saoudien a indiqué que ces « tentatives terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l’Iran ».

Les drones visaient des zones situées dans l’est du pays ainsi que la capitale, Riyad.

L’Arabie saoudite a exigé que l’Irak prenne des mesures pour empêcher l’utilisation de son territoire comme base de lancement d’attaques.

Un communiqué diffusé par un média officiel saoudien souligne que le royaume « affirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir l’utilisation de son territoire comme point de départ à des actes d’agression ».

Depuis la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran au début du mois, les groupes armés pro-Iran basés en Irak n’ont pas revendiqué d’attaques dans le pays ni dans la région.

Au cours de la première phase du conflit, l’Arabie saoudite, ainsi que d’autres pays du Golfe, avaient accusé des milices pro-iraniennes en Irak d’avoir mené plusieurs vagues d’attaques ciblant leur territoire.

Ce dernier incident intervient dans un contexte tendu, alors que l’Arabie saoudite et les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont échangé des frappes ces derniers jours. Les Houthis ont notamment annoncé l’instauration d’un blocus naval touchant les ports du royaume.