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PICATINNY ARSENAL, N.J. — Un nouveau projet mené par le Centre de Développement des Capacités de Combat de l’Armée américaine a permis de démontrer des avancées dans le domaine du contrôle de tir, offrant la capacité d’engager et de neutraliser des drones à l’aide d’une station d’armes téléopérée commune, tout en tirant en mouvement.

Ce projet de contrôle de tir, piloté par le Bureau d’Intégration Science et Technologie, consiste à concevoir, développer et démontrer des capacités avancées de lutte anti-drones. Les essais ont eu lieu en avril au Aberdeen Proving Ground, dans le Maryland.

Selon Nick Cascia, responsable du projet, cette initiative est née d’une réponse missionnelle face à la menace émergente posée par les petits systèmes aériens sans pilote. La direction a donné pour consigne à l’équipe de développer une capacité de contrôle de tir avancée pour neutraliser ces petits drones.

Le projet a intégré le système de contrôle de tir Gunslinger, initialement développé dans le cadre du programme Future Attack Reconnaissance Aircraft, et l’a adapté à la poursuite et au ciblage air-sol. Cette station d’armes téléopérée est ainsi capable d’abattre de petites cibles mobiles tout en se déplaçant, en utilisant le contrôle de tir Gunslinger combiné à différentes sources de données issues des capteurs du véhicule. Ces informations en temps réel garantissent une visée précise sur le drone visé.

Cette solution de contrôle de tir repose sur un approche modulaire et ouverte, ce qui permet de partager le logiciel développé ainsi que ses futures améliorations au sein de l’ensemble de l’Armée. Une fois mature, ce logiciel améliorera la précision du système contre les drones, réduisant ainsi le nombre de munitions nécessaires pour neutraliser la menace.

James Little, directeur adjoint du projet, explique que les résultats obtenus lors des tests d’avril ont été prometteurs. L’équipe va itérer et enrichir ces résultats lors d’essais suivants afin d’optimiser les performances du système. Ces tests permettront notamment d’augmenter la vitesse à la fois du véhicule et du drone.

« C’est un excellent point de départ », a commenté Nick Cascia. « L’équipe a investi beaucoup de temps et d’efforts dans le développement de nos algorithmes avancés de contrôle de tir et dans la préparation de ces essais. Le fait de commencer à détruire des drones a prouvé que notre travail acharné porte ses fruits. »