Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, exprime une vive inquiétude face aux restrictions croissantes dans le détroit d’Hormuz et appelle à la restauration complète des droits internationaux de navigation.
À New York, le 22 avril 2026, Antonio Guterres s’est montré particulièrement préoccupé par la montée des tensions dans ce passage maritime stratégique, soulignant la nécessité d’une pleine restauration de la liberté de navigation et des droits internationaux associés.
Cette déclaration intervient alors que les perturbations dans le détroit d’Hormuz continuent d’affecter la stabilité maritime mondiale. Stephane Dujarric, porte-parole de l’ONU, a indiqué qu’il y avait eu « beaucoup d’activités » et « une grande confusion » concernant le statut de cette voie de passage cruciale.
Le chef de l’ONU est alarmé par plusieurs incidents maritimes survenus au cours des dernières 48 heures. Dujarric a insisté sur le fait que la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz « doit être respectée par toutes les parties ».
Au-delà des préoccupations immédiates liées à la sécurité maritime, l’ONU met en lumière les conséquences humanitaires et économiques sévères engendrées par cette instabilité persistante. Le porte-parole a rappelé que « aucun objectif militaire ne justifie la destruction généralisée des infrastructures civiles ni l’infliction délibérée de souffrances à une population civile ».
Ces perturbations se traduisent déjà par des impacts sur les marchés mondiaux, affectant particulièrement les matières premières essentielles. « Environ 10 à 12 % des approvisionnements mondiaux en engrais sont actuellement bloqués. Nous avons observé une hausse des prix des engrais, notamment de l’urée », a souligné Dujarric.
Le porte-parole a également averti que la hausse des coûts du pétrole et des engrais entrave la capacité opérationnelle des organisations humanitaires internationales. « Tout cela a un impact, en premier lieu, sur les agences de l’ONU, leur capacité à planifier et à s’approvisionner », a-t-il ajouté, insistant sur le caractère urgent d’une résolution diplomatique pour garantir la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.