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Après une révision technique à Portsmouth depuis fin novembre, suite à une mission de huit mois dans l’Indo-Pacifique, le porte-avions HMS Prince of Wales a repris la mer le 23 avril pour participer à l’opération Firecrest. D’après le ministère britannique de la Défense, cette opération vise à constituer une « démonstration de force significative » de la Royal Navy dans l’Atlantique Nord et l’Arctique, afin de renforcer la dissuasion de l’OTAN face à une menace russe croissante dans la région.

Toutefois, le groupe aéronaval du HMS Prince of Wales reste relativement modeste, composé seulement du destroyer HMS Duncan et du ravitailleur RFA Tidespring. Son aviation embarquée est aussi limitée, avec seulement quatre hélicoptères à bord (deux Merlin HM2 et deux Wildcat). Néanmoins, l’arrivée des chasseurs-bombardiers F-35B est attendue plus tard dans le déploiement.

Entre le 14 et le 17 mai, le Prince of Wales a effectué une escale à Stavanger, en Norvège, avant de participer aux exercices anti-sous-marins de l’OTAN Dynamic Mongoose 26. Cela, malgré un « problème technique mineur » détecté à bord, selon le ministère de la Défense.

La nature précise des avaries n’a pas été communiquée. Toutefois, la Royal Navy, priant de ne pas prendre de risques et après la fin des exercices Dynamic Mongoose 26, a renvoyé le porte-avions à Stavanger pour réparations. Selon le site naval spécialisé Navy Lookout, cette escale pourrait finalement s’étendre au-delà de ce qui était initialement prévu.

« L’équipage dispose des ressources et des pièces nécessaires pour effectuer les réparations par ses propres moyens, mais l’accès au navire est compliqué et la durée exacte des travaux reste incertaine », a rapporté l’information le 29 mai. « Le navire pourrait encore appareiller en cas de besoin, mais il a été décidé de procéder maintenant à ces réparations afin d’assurer sa disponibilité future », a-t-il été précisé. Cela laisse entendre que les dégâts pourraient compromettre la capacité du HMS Prince of Wales à appareiller si la situation se détériorait.

Il semble désormais que le porte-avions britannique ne pourra pas poursuivre sa route vers Copenhague, comme initialement prévu. Néanmoins, le déploiement du destroyer HMS Duncan au Danemark est maintenu.

Par ailleurs, le destroyer HMS Dragon, qui accompagne désormais le groupe aéronaval français du Charles de Gaulle, a lui aussi dû effectuer une escale technique à Crète, peu après son arrivée à Chypre en mars dernier. Les réparations, portant sur son système d’alimentation en eau potable, ont nécessité deux semaines.

En dépit de ces incidents, le ministère britannique de la Défense assure que l’escale du Prince of Wales à Stavanger ne s’éternisera pas. « Son départ est prévu dans les prochains jours », a déclaré un porte-parole. Néanmoins, les informations restent floues. « Nous continuons à travailler étroitement avec nos alliés et partenaires pour améliorer la sécurité globale et renforcer la coopération en matière de défense, comme en témoigne l’exercice Dynamic Mongoose », a-t-il conclu.