Le ministère de la Défense britannique étudie comment la technologie de vision artificielle pourrait améliorer le ciblage des drones de frappe à usage unique, des engins jetables devenus essentiels dans la guerre moderne.
Cette position a été exprimée par Luke Pollard, ministre de la Préparation à la Défense et de l’Industrie, en réponse à une question écrite posée par Ben Obese-Jecty, député conservateur de Huntingdon, portant sur les progrès réalisés dans le développement de la vision artificielle pour le verrouillage et la phase terminale des drones à effet unidirectionnel.
Pollard a déclaré que le ministère « continue d’explorer comment les technologies de vision artificielle peuvent améliorer les processus de ciblage », notamment pour les drones à usage unique, « afin d’accroître l’efficacité opérationnelle ». Il a précisé que « le développement des politiques est en cours », en consultation avec les services juridiques du ministère de la Défense, pour garantir le respect des « obligations légales et éthiques » du Royaume-Uni.
La vision artificielle désigne des systèmes utilisant des caméras embarquées et des algorithmes pour reconnaître et suivre visuellement une cible, permettant à une arme de se verrouiller et de se guider de manière autonome durant la phase terminale de l’attaque, sans dépendre de la navigation par satellite, facilement brouillable ou falsifiable. Pour les drones à usage unique, qui se dirigent directement vers leur cible, cette capacité leur permettrait d’achever leur mission même en l’absence de signaux de positionnement, une contrainte devenue fréquente dans le conflit en Ukraine.
Cette focalisation sur les drones à effet unidirectionnel intervient alors que le Royaume-Uni cherche à déployer des capacités souveraines de frappe profonde. Plusieurs entreprises présentent cette semaine, dans le cadre du projet BRAKESTOP du ministère de la Défense, des systèmes tels que le TigerShark de MGI Engineering et le SkyLance de Rotron, conçus pour fonctionner dans des environnements où la navigation GNSS est contestée.