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Le président Donald Trump a déclaré que la trêve avec l’Iran était « terminée », après que l’armée américaine a mené des frappes contre plus de 80 cibles mardi en réponse à des attaques récentes contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.

« Pour moi, c’est fini », a affirmé Donald Trump mercredi lors d’un sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie. Le président américain a également mis en doute la tenue de futures négociations entre les deux pays.

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé mardi avoir « réalisé une nouvelle série de frappes offensives contre l’Iran » en représailles aux attaques ciblant trois pétroliers, dont il attribue la responsabilité à Téhéran.

« Les forces américaines ont frappé des systèmes de défense aérienne iraniens, des réseaux de commandement et de contrôle, des sites radar côtiers, des capacités de missiles anti-navires, ainsi que plus de 60 petites embarcations des Gardiens de la Révolution dans et autour du détroit », précise un communiqué de CENTCOM. Ces actions visaient à réduire la capacité de l’Iran à continuer d’attaquer le commerce international transitant par ce corridor stratégique.

Ces frappes avaient pour objectif « d’imposer un lourd coût » à l’Iran en réponse aux agressions contre la navigation commerciale, souligne un autre communiqué de CENTCOM.

En réaction, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir lancé des attaques contre des bases militaires américaines au Bahreïn et au Koweït.

Les autorités de la Défense américaines n’ont pas publié de rapport détaillé sur l’état des bases dans la région depuis le début du conflit avec l’Iran le 28 février. Cependant, différents médias rapportent que les attaques iraniennes ont endommagé voire détruit des radars de défense antimissile ainsi que gravement endommagé le Combined Air Operations Center (CAOC) au Qatar, un poste de commandement aérien clé pour les opérations américaines au Moyen-Orient depuis des décennies.

Depuis plusieurs mois, les États-Unis cherchent à parvenir à un accord avec l’Iran pour mettre fin aux hostilités. Un point central de ces négociations porte sur la liberté de passage des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, un passage vital par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Une trêve vieille de trois mois entre les deux pays a été ponctuée par de fréquents épisodes de combats.

L’avenir des négociations semble incertain après la déclaration de Trump mercredi, qualifiant les pourparlers avec les Iraniens de « perte de temps ».

« Ils sont mauvais, et franchement, je ne veux pas perdre mon temps avec eux », a-t-il affirmé. « Maintenant, je laisse nos excellents négociateurs continuer de parler s’ils le souhaitent, mais moi, je n’y crois pas. »