Article de 356 mots ⏱️ 2 min de lecture

Lockheed Martin a obtenu une modification de contrat de 74,2 millions de dollars de la part de la Marine américaine pour intégrer des systèmes d’armes spécifiques au Royaume-Uni et à l’Italie sur les F-35A et F-35B, dans le cadre de la modernisation Block 4 du programme Joint Strike Fighter.

Le groupe américain prendra en charge l’intégration depuis la revue fonctionnelle des systèmes jusqu’à l’achèvement des essais de développement, soutenant ainsi les mises à niveau continues des capacités du F-35 Lightning II.

Par ailleurs, ce contrat inclut également la conception d’un enregistreur de données tactiques commun aux trois variantes du F-35 : F-35A à décollage conventionnel, F-35B à décollage court et atterrissage vertical, et F-35C destiné aux porte-avions.

Les travaux seront répartis entre plusieurs sites : 51 % à Samlesbury au Royaume-Uni, 24 % à Fort Worth au Texas, et le reste dans divers autres lieux aux États-Unis. La finalisation est prévue pour décembre 2032.

Des armes européennes pour le F-35

Le Royaume-Uni exploite actuellement une flotte de F-35B et a annoncé son intention d’acquérir 12 F-35A capables de porter des armes nucléaires.

Bien que le contrat américain ne précise pas les armements concernés, le Royaume-Uni teste publiquement les missiles air-air à très longue portée Meteor de MBDA ainsi que les missiles de croisière air-sol SPEAR 3 miniatures, déployés sur le F-35B furtif.

L’Italie opère quant à elle à la fois les versions F-35A et F-35B. Suite à des commandes supplémentaires en 2024, Rome prévoit d’étendre sa flotte à 115 appareils.

Le pays soutient également l’intégration du missile Meteor sur le F-35A, en complément des essais britanniques sur la version F-35B.

Cette collaboration illustre aussi le rôle stratégique de l’Italie au sein du programme F-35, qui comprend l’exploitation d’une unité de Montage Final et Contrôle (Final Assembly and Check Out – FACO) à Cameri, dans le nord du pays. Cette installation assemble les avions et assure leur maintenance pour les opérateurs européens.