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Le Secrétaire par intérim de la Marine des États-Unis, Hung Cao, a appelé le 19 août les marins et les Marines à renforcer la confidentialité de leurs profils en ligne et à dissimuler tout lien avec l’armée.

Cette consigne s’inscrit dans un contexte d’augmentation des menaces contre le personnel du Département de la Marine, qui fait face à une campagne coordonnée et multidomaine d’acteurs hostiles. Ces derniers mènent des attaques directes, des opérations de harcèlement, ainsi que la diffusion d’informations personnelles, souligne la note officielle.

Depuis le début du conflit en Iran en février, la menace a évolué avec des techniques plus agressives visant à collecter des renseignements, tester les défenses, perturber les opérations et intimider les forces militaires. Parmi les incidents rapportés figurent des survols de bases par des drones, des tentatives d’attaque directe, des campagnes de harcèlement sur site ainsi que des intimidations ciblant les personnels et leurs familles.

Soucieux de préserver la sécurité du personnel, le Département de la Marine demande une vigilance accrue : les militaires doivent revoir leurs comptes sur les réseaux sociaux, restreindre l’accès à leurs profils en les passant en mode privé, et supprimer toute information publique révélant leur appartenance ou leurs habitudes de vie.

Le message insiste sur le fait que les ennemis exploitent activement ces données. Par ailleurs, tout comportement ou activité suspecte, notamment les photographies ou observations suspectes, les interrogations inhabituelles ou la présence de drones, doit être signalé au Naval Criminal Investigative Service.

Cette prise de position fait suite à des alertes similaires en matière de cybersécurité diffusées au printemps dernier et s’inscrit dans une tendance renforcée depuis le début des hostilités en Iran. En particulier, en décembre, le Commandement central des États-Unis avait déjà ordonné de désactiver la géolocalisation et de revoir les paramètres de confidentialité des appareils électroniques des troupes.

Des enquêtes récentes ont montré que des données publiquement accessibles via des applications fitness, comme Strava, ont permis de tracer les déplacements de personnels et contractuels dans des bases situées au Bahreïn et en Jordanie, cibles réelles des attaques iraniennes. Ces actions hostiles ont d’ailleurs fait plus de 750 blessés et 18 morts parmi les troupes depuis fin février.

Sources : Taskandpurpose