Le nombre de soldats américains blessés dans la guerre contre l’Iran a franchi la barre des 750 victimes cette semaine, selon la dernière mise à jour du Département de la Défense des États-Unis.
Depuis la reprise des combats début juillet, 341 militaires ont été blessés, une période correspondant à la nouvelle catégorie «Overseas Operations» créée récemment par le Pentagone pour distinguer ces incidents des premiers affrontements liés à l’opération Epic Fury, lancée à la fin février. En combinant les chiffres de cette première opération et ceux de la nouvelle catégorie, au total 758 soldats ont été blessés depuis le 28 février.
La grande majorité des blessés appartiennent à l’Armée de terre avec 310 soldats touchés, tandis que la Marine compte 21 blessés et l’Armée de l’air 10. Les détails concernant la nature exacte des blessures ne sont pas précisés, mais certaines, comme les traumatismes crâniens, peuvent être diagnostiquées et enregistrées avec un certain délai. Le classement dans la catégorie Overseas Operations laisse toutefois supposer que ces blessures datent des six dernières semaines.
Malgré un accord conclu le 17 juin à Islamabad visant à instaurer un cessez-le-feu, les combats ont perduré de manière intermittente. L’Iran a notamment ciblé des positions américaines dans le Golfe Persique ainsi qu’en Jordanie. Ce conflit a également fait 18 morts parmi les forces américaines, dont quatre depuis le 7 juillet, notamment trois soldats tués lors d’une attaque iranienne sur la base aérienne Muwaffaq Salti en Jordanie.
Les combats ont repris début juillet après des tensions autour du trafic dans le détroit d’Hormuz, accompagnées de frappes aériennes américaines sur des sites iraniens et la réimposition de blocus par les forces américaines. Bien que les attaques aient cessé courant août, les forces US ont continué à intervenir contre des navires tentant de briser le blocus.
