Article de 368 mots ⏱️ 2 min de lecture

MDA Space a été choisie par Mitsubishi Electric pour fournir des sous-systèmes essentiels au satellite militaire de communication de nouvelle génération du Japon. Ce programme vise à renforcer la résilience des communications satellitaires des Forces d’autodéfense japonaises, en offrant une meilleure résistance aux interférences électroniques.

Dans le cadre de ce contrat, MDA Space développera la charge utile numérique de communication, les systèmes d’antennes ainsi que d’autres sous-systèmes. La production sera partagée entre les sites de l’entreprise situés au Royaume-Uni et au Canada.

Les opérations britanniques de MDA Space seront responsables du développement de la charge utile à formation de faisceaux numériques (digital beamforming), conçue pour générer plusieurs faisceaux de communication orientables et reconfigurables en orbite afin d’adapter la couverture et d’améliorer la résistance au brouillage.

Parallèlement, l’usine de Montréal fabriquera et testera les antennes ainsi qu’un répéteur analogique avant d’expédier le matériel au Japon.

La phase finale d’assemblage, d’intégration et de validation du satellite sera assurée par Mitsubishi Electric.

Ce projet doit remplacer le satellite militaire DSN-2 (Kirameki-2), actuellement en service, qui assure des communications satellitaires sécurisées en orbite géostationnaire pour les Forces d’autodéfense nippones.

Un Programme d’Expansion pour la Défense Spatiale Japonaise

Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des capacités de communications militaires par satellite du Japon.

En mars dernier, Lockheed Martin et Mitsubishi Electric ont signé un protocole d’accord pour développer conjointement des technologies destinées au futur satellite de communication de défense géostationnaire de Tokyo.

Dans ce cadre, Lockheed Martin se chargera de la fabrication de la charge utile anti-brouillage dans ses installations du Colorado, tandis que Mitsubishi Electric prendra en charge l’assemblage final, l’intégration et les tests au Japon.

Les deux entreprises explorent également des opportunités supplémentaires pour des programmes de satellites militaires géostationnaires, tant au Japon que dans toute la région Asie-Pacifique, envisageant notamment de futurs modèles de partenariats.