Northrop Grumman et Aeronix ont lancé un partenariat de plusieurs millions de dollars pour développer des systèmes cryptographiques de nouvelle génération destinés aux plateformes de défense spatiales.
Dans le cadre de cet accord, les deux entreprises travailleront conjointement à la création d’applications cryptographiques visant à protéger les données classifiées lorsqu’elles sont stockées, transmises ou traitées à bord des systèmes militaires spatiaux.
Elles prévoient également d’investir dans des dispositifs de cryptage spécialisés, d’adopter des architectures modulaires ouvertes et de développer des technologies évolutives susceptibles d’être intégrées aussi bien dans les plateformes de défense existantes que futures.
L’objectif est d’accroître de manière significative la vitesse et la sécurité du traitement et de la transmission des données classifiées.
Nate Smith, président de la division C6ISR d’Aeronix, souligne l’importance de cette initiative face à l’évolution rapide des menaces pesant sur l’information et les communications.
« Notre collaboration avec Northrop Grumman repose sur l’anticipation de ces menaces et une adaptation rapide, afin que nos clients disposent d’un avantage décisif lors de toute mission, que ce soit au sol, dans les airs, en mer ou sur des plateformes de défense spatiales nécessitant le plus haut niveau de protection des données », a-t-il déclaré.
Améliorer les communications spatiales
Ce partenariat s’inscrit dans une série de collaborations récentes visant à renforcer la protection des communications militaires dans l’espace.
En juin, les entreprises britanniques Shield Space et ClearSpace ont convenu de développer conjointement des technologies souveraines destinées à maintenir la fonctionnalité des engins spatiaux lorsque les communications avec les stations au sol sont interrompues.
Plus tôt, en mars, Lockheed Martin et Mitsubishi Electric ont noué un partenariat pour développer une charge utile anti-brouillage destinée au futur satellite de communication de défense géostationnaire du Japon. Ce programme vise à remplacer le satellite militaire actuel en bande X tout en améliorant la connectivité sécurisée, la couverture en fréquences et l’interopérabilité avec les forces alliées.