Le nouveau navire de guerre commun de la Royal Navy est encore en phase initiale de conception, et l’objectif est de synchroniser son entrée en service avec la mise hors service des destroyers Type 45, prévue à partir du milieu des années 2030, a déclaré le ministère de la Défense britannique.
Cette précision a été formulée dans une réponse écrite adressée à Ben Obese-Jecty, député conservateur de Huntingdon, qui s’était enquis du calendrier prévu pour la mise en service de cette nouvelle classe de navires.
Le ministre Luke Pollard a répondu : « La capacité hybride intégrée de défense aérienne et antimissile de la Marine royale remplacera la flotte actuelle de six destroyers Type 45. Bien que le navire de combat commun (Common Combat Vessel – CCV) soit encore à ses débuts en matière de conception, la Royal Navy aspire à aligner son arrivée ainsi que celle de la capacité plus large de défense intégrée hybride avec les dates de retrait des Type 45 à partir du milieu des années 2030. »
La réponse met donc l’accent sur le calendrier de retrait des Type 45 plutôt que sur une date d’entrée en service fixe pour la nouvelle classe, et présente cette synchronisation comme une ambition plutôt qu’une certitude.
Lors de l’annonce du programme le 29 juin, le communiqué officiel précisait :
« Le navire de combat commun remplacera la flotte actuelle de six destroyers Type 45, avec une livraison prévue à partir du début des années 2030. »
Ce même communiqué mentionnait que les financements inscrits dans le Plan d’Investissement de la Défense permettaient au Groupe National de Direction des Armements d’engager les travaux de conception essentiels à cette évolution des capacités de défense aérienne maritime. Il est important de noter que la livraison d’un bâtiment et son entrée en service opérationnel sont généralement séparées par une période d’essais et de validation des capacités.
La réponse de Luke Pollard fait également une distinction que l’annonce de juin n’avait pas mise en avant. Elle attribue le remplacement des Type 45 à la capacité intégrée hybride de défense aérienne et antimissile plus large, avec le CCV programmé pour arriver parallèlement, plutôt que de lier ce remplacement uniquement au navire lui-même. Le communiqué de presse présentait les CCV comme un élément du système destiné à supplanter les destroyers actuels.
Dans le cadre du Plan d’Investissement de la Défense, au moins six de ces navires seront construits. Ils serviront de centres de commandement pour coordonner des systèmes sans équipage dans les airs, à la surface et sous la mer. Ces bâtiments devront opérer aux côtés de huit frégates Type 26, cinq frégates Type 31, ainsi que des plateformes de missiles sans équipage Type 91, des capteurs sous-marins sans équipage Type 92, des véhicules sous-marins sans équipage extra-larges Type 93 et des plateformes de détection sans équipage Type 94. Ce programme remplace les projets antérieurs concernant le destroyer Type 83.
Dan Jarvis, alors secrétaire à la Défense lors de l’annonce, avait déclaré que ces navires offriraient aux marins « des bâtiments hybrides conçus et construits pour faire face aux menaces croissantes auxquelles nous sommes confrontés », ajoutant qu’ils seraient construits au Royaume-Uni en collaboration avec l’industrie nationale.