Article de 392 mots ⏱️ 2 min de lecture

Pour la première fois dans l’histoire militaire, deux drones navals de surface non habités se sont affrontés en combat direct, aboutissant à la défaite d’un drone russe par un drone ukrainien.

Le drone ukrainien Sargan-3000, également appelé SeaWolf, a coulé un véhicule de surface non habité (USV) russe lors d’une bataille probablement localisée dans le nord-ouest de la mer Noire, entre Odessa et la péninsule de Crimée.

Le drone russe détruit appartient à la famille Orcan (également nommé Zefir ou Zephyr), un USV amélioré conçu pour les attaques explosives. Cet appareil est comparable en taille et en conception aux drones ukrainiens Magura V3 et V5, avec une motorisation à propulsion par jet d’eau assurant vitesse et maniabilité.

Les drones russes Orcan sont fréquemment utilisés pour cibler les ports et navires militaires ukrainiens, notamment autour d’Odessa, occasionnant plusieurs destructions, tandis que la marine ukrainienne conserve l’initiative stratégique.

Déploiement russe : ces USV sont basés principalement dans le nord-ouest de la Crimée, notamment à Chornomors’ke et autour du lac Donuzlav où des infrastructures défensives spécifiques ont été aménagées pour protéger ces véhicules avant leur lancement.

La coordination des drones russes est renforcée par l’emploi d’appareils aériens de type Geran (Shahed) qui assurent à la fois reconnaissance visuelle avec leurs caméras orientables et relais radio pour étendre la portée des communications entre USV.

Arsenal ukrainien : le Sargan-3000 est produit par Nordex et doté d’une station d’armes télécommandée Kongsberg Protector équipée d’une mitrailleuse calibre 12,7 mm. Il est également compatible avec des systèmes anti-aériens hybrides comme le Sea Dragon basés sur des missiles sol-air Sidewinder ou soviétiques AA-11 Archer, ainsi que des équipements de guerre électronique.

Dans ce duel, le Sargan-3000 a utilisé sa mitrailleuse téléopérée pour neutraliser l’USV russe, probablement porteur d’un chargement explosif. Malgré la nature « jetable » de ces drones dans le cadre de l’usure du conflit, cette confrontation marque un tournant tactique potentiel pour les deux camps.

Ce fait inédit souligne l’évolution rapide des méthodes de combat en mer, avec une implication croissante des véhicules autonomes et semi-autonomes dans la guerre russo-ukrainienne.

Sources : galaxiamilitar