Article de 430 mots ⏱️ 2 min de lecture

Dix-neuf personnels médicaux des navires de la flottille de Portsmouth ont achevé la première formation de médecin combattant partiellement dispensée en mer, avec un entraînement pratique réalisé à bord du HMS Queen Elizabeth.

Ce cursus, organisé par la Defence Medical Academy, avait déjà été proposé sept fois auparavant, mais c’est la première fois qu’il se tient à bord d’un bâtiment de guerre. La Royal Navy souligne qu’il s’agit de la première édition accueillie « dans un environnement maritime », dans le cadre d’une initiative plus large visant à moderniser la formation médicale opérationnelle et à harmoniser les soins aux blessés au sein du ministère de la Défense britannique et des partenaires de l’OTAN.

Le Combat Medic Course est destiné aux assistants médicaux de la Royal Navy, aux techniciens médicaux de combat de l’armée de terre et aux personnels médicaux de la Royal Air Force. Jusqu’à présent, les formations portaient essentiellement sur des scénarios terrestres.

Le programme, d’une durée d’une semaine, a débuté dans le bâtiment Ark Royal à Portsmouth, où les stagiaires ont été formés à la prise en charge des « hémorragies sévères, blessures des voies aériennes, troubles respiratoires et circulatoires, traumatismes crâniens, gestion de la douleur, soins des plaies, immobilisation et soins prolongés aux blessés ». La formation s’est ensuite poursuivie à bord du HMS Queen Elizabeth, dans des conditions simulant un contexte opérationnel, avant d’aboutir à des évaluations écrites et pratiques.

Un porte-parole impliqué dans la formation a souligné que l’environnement maritime avait été en lui-même une expérience enrichissante. « Cela nous a permis d’identifier certains défis spécifiques à l’opération en mer et contribuera à améliorer encore le cursus à l’avenir », a-t-il déclaré.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme Tactical Combat Casualty Care des Services Médicaux de Défense, qui vise à former le personnel des trois armées selon des principes et protocoles communs.

Le lieutenant Greg Vardon-Smith, porte-parole du Maritime Medical Integrated Force Programme, a insisté sur l’importance d’aligner cette formation avec celle du ministère de la Défense et des forces alliées de l’OTAN afin que « nos personnels parlent le même langage médical, appliquent les mêmes principes sous pression » et prodiguent les meilleurs soins possibles où que les opérations les conduisent, « renforçant ainsi la survie au sein des forces armées ».