Article de 414 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le Premier Seigneur de la Mer, le général Sir Gwyn Jenkins, a déclaré que la Royal Navy perdrait probablement un conflit face à un adversaire ayant adopté la guerre autonome si le Royaume-Uni ne suivait pas cette évolution.

Dans une interview, il a expliqué que la transition vers la guerre autonome n’est pas un pari, mais une nécessité absolue. S’inspirant des récents conflits en mer Noire et au détroit d’Hormuz, il souligne que cette révolution est une réorganisation fondamentale du pouvoir maritime.

Malgré ces changements, le général Jenkins affirme que les navires habités ne deviendront pas obsolètes, mais que leur rôle évoluera pour s’intégrer dans une flotte hybride combinant capacités humaines et autonomes.

À propos des opposants à cette transition, il rappelle que chaque avancée technologique majeure en marine (de la voile à la vapeur, des cuirassés aux porte-avions) a rencontré des critiques, mais que la Royal Navy n’a pas le choix.

Par ailleurs, il s’est montré très critique envers l’organisation russe censée mener des recherches en eaux profondes, considérée en réalité comme un bras étatique financé pour détruire des infrastructures sous-marines critiques, notamment en temps de guerre.

Le général Jenkins alerte sur la difficulté à contenir la montée en puissance des sous-marins russes, un défi majeur pour les alliés, la dépendance de la Grande-Bretagne à la mer pour ses données, ses échanges commerciaux et son énergie accentuant cette vulnérabilité.

Le conflit en Ukraine, avec la capacité de la marine ukrainienne à neutraliser la flotte russe en mer Noire, est présenté comme un avertissement pour toutes les marines occidentales, bien que les contextes géographiques diffèrent notablement.

Dans cette optique, la Royal Navy développe la notion d’interchangeabilité avec ses alliés, au-delà de la simple interopérabilité, permettant aux marines de remplacer et soutenir mutuellement leurs forces. L’accord avec la Norvège sur la construction de navires Type 26 identiques, ainsi que la coopération au sein du Joint Expeditionary Force, illustrent cette ambition.

Enfin, le Premier Seigneur de la Mer reste vigilant face à la montée des tensions étatiques et à des scénarios de conflit potentiellement catastrophiques, soulignant l’importance de l’innovation et des partenariats pour maintenir la Royal Navy comme une marine de référence à l’échelle mondiale, notamment à travers des programmes comme Atlantic Net.

Sources : ukdefencejournal