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Le Royaume-Uni intensifie sa coopération nucléaire avec la France, l’Australie et les États-Unis, consolidant ainsi ses alliances stratégiques dans ce domaine clé de la défense.

En juillet 2025, la Déclaration de Northwood a été signée, réaffirmant la réponse commune et coordonnée de la France et du Royaume-Uni face à toute menace extrême contre l’Europe. Ce document renforce la coopération nucléaire historique entre les deux pays.

Dans le cadre du partenariat AUKUS, un jalon important a été franchi en février 2025 lorsque le HMS Anson du Royaume-Uni a fait escale à HMAS Stirling, base navale australienne proche de Perth, marquant une collaboration opérationnelle accrue.

Par ailleurs, les États-Unis demeurent l’allié de défense le plus proche du Royaume-Uni, avec une coopération de longue date sur les politiques, opérations et technologies nucléaires. Cette relation se manifeste notamment par le système de missiles Trident, utilisé tant par la Royal Navy que par la United States Navy. Les missiles sont produits aux États-Unis et acquis par le Royaume-Uni dans le cadre d’un pool commun régi initialement par le Polaris Sales Agreement de 1963, révisé en 1982 pour Trident.

Les ogives nucléaires équipant ces missiles sont de conception souveraine britannique, notamment le modèle Mk4A développé par l’AWE (Atomic Weapons Establishment) à Aldermaston. L’AWE conduit également le développement de la nouvelle ogive de remplacement, appelée Astraea.

Cette augmentation des investissements dans le domaine nucléaire témoigne de l’engagement du Royaume-Uni envers la sécurité mondiale et le soutien à ses alliés, avec la dissuasion nucléaire demeurant une composante clé de la défense de l’OTAN. Le Royaume-Uni maintient ainsi depuis 1962 que ses forces nucléaires stratégiques indépendantes participent significativement à la sécurité globale de l’alliance.

Sources : ukdefencejournal