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Dans la nuit, l’Ukraine a frappé une grande usine chimique ainsi qu’un dépôt pétrolier en territoire russe. Par ailleurs, le Royaume-Uni a pour la première fois intercepté un navire de la flotte fantôme russe dans la Manche.

Selon le Kyiv Independent, les frappes ukrainiennes ont visé l’usine chimique Azot dans la région de Toula ainsi que la vaste réserve pétrolière de Rybinsk, dans l’oblast de Iaroslavl. Des images montrent un drone ukrainien lançant une attaque contre le dépôt pétrolier déjà en feu, confirmant des capacités offensives discrètes mais précises malgré des défenses antiaériennes russes peu efficaces. Cette opération intervient plus de deux semaines après la dernière importante campagne de bombardements russes en Ukraine.

De son côté, la Royal Navy britannique a intercepté un navire appartenant à la flotte fantôme russe, un groupe de navires utilisés pour contourner les sanctions internationales. The Guardian rapporte que le pétrolier de 244 mètres, le SMYRTOS, a été contraint de s’ancrer au large des côtes anglaises, dans une opération inédite visant à perturber ces flottes civiles au service des intérêts russes.

Cette intervention britannique marque une escalade significative. En effet, éviter la Manche est plus complexe que de contourner le détroit de l’Öresund entre la Suède et le Danemark. Passer par la mer du Nord expose aussi à des conditions maritimes plus hostiles. Notons que la flotte fantôme russe évite désormais généralement les eaux territoriales suédoises au sud du pays, afin de limiter les risques d’interception.

Un mot sur les récits entourant l’attaque du gazoduc Nord Stream : un article du Sunday Times relate une histoire selon laquelle une ancienne actrice pornographique ukrainienne aurait plongé à 80 mètres de profondeur dans la mer Baltique, avec 40 kg d’explosifs, pour saboter ce gazoduc. Si ce récit est largement romancé, il met en lumière les compétences exceptionnelles requises pour réaliser une telle opération sous-marine, bien au-delà des capacités des plongeurs des forces spéciales usuelles des États-Unis ou de Grande-Bretagne.

La réalité opérationnelle exclut l’hypothèse d’une action menée depuis un simple voilier de 40 pieds par des amateurs. Ce type de récit semble davantage relever d’une mise en scène destinée à capter l’attention et à diffuser des récits captivants sur les réseaux sociaux, alors que les principaux intéressés démentent fermement toute implication.

Razom do peremohi ! (Ensemble vers la victoire !)