Le porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth a quitté Portsmouth le 5 septembre pour un déploiement de trois mois dans les eaux britanniques et du nord de l’Europe. Cette mission marque une étape importante dans son retour à une très haute disponibilité opérationnelle, en cumulant un rôle de plateforme de commandement flottante pour la Force de Réponse Alliée de l’OTAN (ARF) et un programme intensif d’entraînement de guerre navale moderne.
Le navire de 65 000 tonnes, embarquant plus de 800 marins et un état-major de bataille, répètera les procédures de commandement et de coordination d’une force navale multinationale en cas de crise, rôle qu’il a assumé pour la première fois en juillet 2026.
Le commandant, la capitaine Claire Thompson, a déclaré : « Nous avons repris l’entraînement après la période estivale et préparer ce déploiement est un jalon clé dans notre engagement OTAN et dans le retour du Queen Elizabeth comme porte-avions de très haute disponibilité, fonction qui sera reprise par son navire-jumeau, le HMS Prince of Wales, en 2027. »
Outre les exercices d’intégration et de commandement, le porte-avions suivra un programme avancé sous la supervision de la Royal Navy Fleet Operational Standards and Training, afin de tester ses capacités sur l’ensemble des menaces contemporaines. Ce programme se poursuivra en 2027, incluant des exercices majeurs de l’OTAN, pour préparer la relève du Prince of Wales comme vaisseau amiral du Royaume-Uni.
Ce déploiement inscrit le HMS Queen Elizabeth au cœur des efforts britanniques pour renforcer la dissuasion, la sécurité collective et la préparation opérationnelle de l’Alliance atlantique. Le Royaume-Uni contribue déjà activement à la posture de l’OTAN avec plus de 1 000 militaires dans des postes de commandement, un bataillon de 800 soldats en Estonie, des chasseurs RAF Typhoon en Roumanie, ainsi que des avions de patrouille maritime et de renseignement électronique opérant dans la région baltique.
Par ailleurs, dans le cadre du plan d’investissement en défense britannique, un effort soutenu est mené pour intégrer de nouvelles capacités aériennes embarquées hybrides, notamment des drones à propulsion réactive destinés à accompagner les avions de combat F-35A, lesquels participeront aux missions nucléaires de l’OTAN avec la mission dite de Dual Capable Aircraft.
La présence permanente du HMS Queen Elizabeth dans les eaux du nord de l’Europe contribuera donc à assurer le lien opérationnel et stratégique entre la Royal Navy et les forces alliées, tout en préparant son retour à la charge de porte-avions de premier plan du Royaume-Uni à compter de 2027.