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Le Salon Aéronautique International d’El Alamein 2026 a débuté le 8 septembre en Égypte, réunissant plus de 80 pays et 50 aéronefs exposés. Cet événement met en lumière les capacités aérospatiales de l’Égypte tout en renforçant ses liens de défense avec les grandes puissances militaires mondiales.

La participation américaine est marquée par l’envoi de la Force Aérienne des États-Unis et de la Garde Nationale Aérienne du Texas, qui présentent une flotte diverse incluant les avions de transport C-130J Super Hercules et C-130H Hercules, les avions d’attaque A-10 Thunderbolt II, ainsi que les chasseurs F-16 Fighting Falcon et F-15E Strike Eagle. En parallèle, un pavillon américain accueille plus de 25 entreprises leaders dans l’innovation aérospatiale et de défense.

Eric Gaudiosi, chargé d’affaires adjoint de l’ambassade américaine au Caire, souligne que cette participation illustre la solidité de l’alliance entre les États-Unis et l’Égypte, fruit de décennies de coopération dans les domaines de l’aviation, de l’aérospatial, de la défense et de l’espace.

La Russie est également présente avec une démonstration du chasseur furtif Su-57E réalisé par Rosoboronexport, qui expose l’appareil ainsi que deux nouvelles armes conçues pour ce modèle. Le directeur exécutif de Rosoboronexport, Alexander Mikheev, a révélé que de nouveaux contrats d’exportation du Su-57E ont été signés avant le salon, sans préciser les acheteurs ni la valeur des contrats. Malgré les affirmations russes sur le bilan opérationnel de l’avion, des pertes ont été documentées indépendamment lors du conflit en Ukraine.

Le contexte géopolitique s’exprime pleinement à travers cette exposition où matériel militaire américain et russe cohabitent sur la même piste. L’Égypte opère en effet une combinaison unique d’équipements, utilisant des F-16 américains aux côtés de systèmes de défense aériens russes et d’autres matériels soviétiques hérités. Cette dynamique reflète les relations équilibrées que l’Égypte entretient depuis des décennies avec Washington et Moscou, notamment depuis les Accords de Camp David en 1978. Elle demeure l’un des plus importants bénéficiaires de l’aide militaire américaine dans le monde.

Sources : galaxiamilitar