Le système de défense aérienne NASAMS (National Advanced Surface-to-Air Missile System) de l’armée australienne a atteint sa capacité opérationnelle finale, renforçant ainsi l’architecture intégrée de défense aérienne et antimissile du pays.
Ce jalon confirme que le NASAMS répond aux exigences opérationnelles et est prêt pour les missions de la Australian Defence Force (ADF). Ce système, livré dans le cadre du projet Short Range Ground Based Air Defence (SRGBAD), constitue la couche intérieure de la capacité plus large de défense aérienne et antimissile intégrée.
Le NASAMS remplacera la capacité existante de défense aérienne à courte portée, notamment le système RBS-70, en devenant le principal système de défense aérienne de l’armée australienne.
Un système modernisé avec des composants nationaux
Approuvé en 2017, le projet SRGBAD a été renforcé en 2019 par l’intégration des radars à réseau à balayage électronique actif développés par la société australienne CEA Technologies, basée à Canberra.
L’industrie australienne a joué un rôle clé dans la livraison du NASAMS, notamment pour l’intégration des composants et le soutien en service sur le territoire national.
L’Armée australienne utilise une version améliorée comprenant une technologie radar australienne, un lanceur monté sur le véhicule Hawkei, ainsi qu’un capteur infrarouge/optique. Le système peut tirer des missiles AMRAAM ou Sidewinder depuis des lanceurs à haute mobilité basés sur le Hawkei ou des lanceurs Mk II montés sur des camions lourds HX77, avec la capacité de six missiles par plateforme.
Chaque unité opérant le NASAMS dispose de trois lanceurs. La 110e batterie du 16e régiment basée à Adelaide est la première à recevoir ce système, avec un renforcement prévu à deux batteries dans la structure de force dédiée.
Capacités opérationnelles
Le NASAMS est un système développé conjointement par la norvégienne Kongsberg Defence & Aerospace et l’américaine Raytheon, en coopération avec la Royal Norwegian Air Force. Équipé d’intercepteurs à ogives explosives à fragmentation, chaque lanceur peut transporter jusqu’à six missiles pour engager avions fixes et rotatifs, drones et missiles de croisière à des distances allant jusqu’à 60 kilomètres.
Son réseau de capteurs distribués détecte les menaces environ 120 kilomètres à l’avance et peut engager des cibles jusqu’à 21 000 mètres d’altitude.
Ce système est utilisé ou en cours d’acquisition par plus d’une douzaine de pays, notamment l’Ukraine, le Chili, l’Espagne et les États-Unis.
