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Le ministère de la Défense s’engage à accélérer le recrutement au sein des forces armées en modernisant les procédures d’entrée, en supprimant des critères médicaux obsolètes et en mettant en place un système unifié de recrutement interarmes. L’objectif est de rendre l’accès aux armées plus rapide et plus accessible.

Cette annonce fait suite à une question écrite posée au Parlement par Cameron Thomas, député libéral-démocrate, qui souhaitait connaître les mesures prises par le gouvernement pour simplifier le recrutement des forces armées.

Louise Sandher-Jones, secrétaire parlementaire auprès du ministère de la Défense, a répondu : « Le gouvernement se concentre sur l’amélioration du recrutement dans les forces armées, en modernisant et en affinant nos politiques et procédures pour attirer les meilleurs talents. »

Plusieurs mesures ont déjà été mises en place, parmi lesquelles une revalorisation salariale pour les nouveaux engagés, une réforme des critères médicaux et de nouveaux parcours d’entrée destinés à attirer des compétences spécialisées et à élargir le vivier de candidats.

La ministre a précisé : « Cela comprend une augmentation de 35 % du salaire des nouvelles recrues, l’une des plus importantes revalorisations des 20 dernières années pour le personnel en poste, la suppression de plus de 100 critères médicaux dépassés, la création de nouvelles voies d’accès comme les parcours d’entrée directe dans le cyber, la filière ZigZag, ainsi que le projet récemment annoncé des « Armed Forces Foundation Scheme » pour une année de césure. »

Elle a également présenté des objectifs de vitesse de recrutement, visant à répondre aux critiques régulières concernant de longs délais entre la première prise de contact et la réception d’une réponse aux candidats.

Selon elle, le gouvernement ambitionne de : « faire une offre conditionnelle d’emploi aux candidats sous 10 jours, et de proposer une date provisoire de début de formation sous 30 jours. »

Ces initiatives alimenteront le développement en cours du service de recrutement unifié des forces armées (Armed Forces Recruiting Service – AFRS), un programme majeur de réforme visant à fusionner le recrutement des trois armées.

La ministre a expliqué : « Ces actions et leurs effets contribueront au développement du AFRS, mis en place pour accélérer l’intégration de personnes motivées et compétentes au sein de nos forces armées. »

Ce programme est déployé dans le cadre d’un contrat avec l’entreprise Serco, débuté en 2025. Louise Sandher-Jones a confirmé : « Le contrat AFRS avec Serco a commencé le 1er avril 2025 et unifiera totalement le recrutement d’ici octobre 2027, remplaçant les dispositifs actuellement distincts de la Royal Navy, de l’armée britannique et de la Royal Air Force. »

Le gouvernement souhaite ainsi créer un point d’entrée unique pour tous les candidats, soutenu par une plateforme informatique unifiée et des équipes combinant personnel militaire et civil.

La ministre a ajouté : « L’AFRS établira un point d’entrée simplifié pour attirer une diversité de talents et moderniser le recrutement – le rendant plus rapide, plus simple et plus accessible. Il offrira un système numérique unique pour accompagner candidats et recruteurs. Des personnels militaires et civils accompagneront les candidats tout au long du processus. »

Elle a qualifié ce programme de pilier essentiel pour le développement futur des forces, affirmant : « Ce contrat est vital pour construire une force capable et motivée, prête à relever les défis mondiaux en évolution. »