La Corée du Sud prévoit de soutenir la création de 100 startups spécialisées dans le domaine de la défense d’ici 2030. Cette initiative vise à renforcer l’industrie de la défense nationale et à accélérer l’intégration de technologies avancées.
Dans le cadre de ce plan, le gouvernement se concentrera également sur le développement de 30 startups à forte croissance capables de générer un chiffre d’affaires annuel de 100 milliards de wons (environ 69 millions de dollars) d’ici 2030.
De plus, le programme offrira aux startups des opportunités de collaboration avec les différentes branches militaires ainsi qu’avec des acteurs établis du secteur de la défense, réduisant ainsi les obstacles à leur entrée sur le marché.
Le soutien inclura également l’accompagnement des projets de recherche et développement dès les premières phases des programmes d’armement, afin de garantir que ces jeunes entreprises puissent concurrencer sur un pied d’égalité les grandes entreprises lors des appels d’offres de la défense.
Le suivi des progrès sera assuré conjointement par l’Administration des programmes d’acquisition de la Défense (DAPA) et le ministère sud-coréen des PME et des startups, afin d’évaluer la mise en œuvre et les résultats du plan.
Des projets récents au service de l’innovation militaire
Cette initiative intervient alors que la Corée du Sud explore différentes voies pour accroître ses capacités de défense.
Le pays serait en cours d’examen pour une participation au programme PURL, le mécanisme de l’OTAN destiné à financer les achats d’armes pour l’Ukraine. L’adhésion à ce dispositif contribuerait également à renforcer les exportations d’armement sud-coréennes et la coopération avec les pays européens ainsi que les autres membres de l’OTAN.
Parallèlement, la nation asiatique développe ses innovations militaires à travers plusieurs projets récemment lancés.
Par exemple, début février, plusieurs entreprises sud-coréennes ont noué un partenariat pour concevoir un système de drone capable d’accomplir des missions persistantes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, répondant ainsi aux limitations actuelles en termes d’autonomie et de batteries.
En janvier, Séoul a débuté l’exportation d’un moteur développé localement pour le char principal de combat K2 Black Panther, mettant ainsi fin à sa dépendance de longue date aux motorisations allemandes.