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Le canon laser britannique DragonFire devrait être déployé sur un navire de la Royal Navy dès 2027, confirmant ainsi le calendrier annoncé, sans indication d’un accélération supplémentaire des projets. Les autorités confirment leur engagement à poursuivre le développement et l’intégration de ce système novateur.

Interrogé par écrit par Lord Spellar, le ministre de la Défense, Lord Coaker, a réaffirmé que le gouvernement britannique maintient ses efforts pour faire avancer le développement, les essais ainsi que l’installation de ce système laser à haute énergie.

« Le gouvernement du Royaume-Uni est résolument engagé à accélérer le développement, les tests, la production et l’installation du système laser DragonFire à haute énergie », a-t-il déclaré.

Cette échéance correspond néanmoins aux progrès déjà en cours. Un contrat pour les deux premiers systèmes avait été attribué à MBDA en novembre 2025, le premier devant être installé sur un destroyer de type 45 en 2027, soit cinq ans plus tôt que prévu initialement.

Deux essais de tir majeurs réalisés en 2025 ont validé la progression du système vers sa capacité opérationnelle. Le Royaume-Uni ambitionne ainsi de devenir la première nation européenne de l’OTAN à déployer une arme à énergie dirigée par laser.

Le DragonFire est une arme laser à énergie dirigée de conception britannique, développée par un consortium comprenant MBDA UK, Leonardo UK, QinetiQ et le Defence Science and Technology Laboratory. Présenté au public en 2017, ce système a été soumis à une série d’essais, notamment sur le site d’Hébrides, où il a démontré sa capacité à suivre et engager des cibles aériennes. Conçu pour neutraliser des menaces comme les drones et les obus de mortier, il utilise un laser à haute énergie d’environ 50 kilowatts, selon les données publiées précédemment.

Le système combine plusieurs lasers à fibre de verre pour produire un faisceau unique et est installé dans une tourelle équipée de capteurs de suivi, dont une caméra électro-optique. Les essais ont confirmé une très bonne précision, le ministère de la Défense ayant indiqué que le laser pouvait atteindre avec une grande exactitude un petit objet de la taille d’une pièce de monnaie à une distance d’un kilomètre. La portée exacte reste classifiée, mais le fonctionnement s’effectue en ligne de vue.

Un avantage majeur souligné par le ministère est le coût par tir relativement faible, estimé à environ 10 livres sterling, bien inférieur à celui des intercepteurs classiques. De plus, en tant que système électrique, DragonFire réduit la dépendance aux munitions stockées, ce qui pourrait s’avérer crucial dans les opérations prolongées où le ravitaillement est limité.

Le programme a été avancé par rapport à une mise en service initialement prévue plus tard dans la décennie, grâce à la réussite des essais et à un financement accru. Au-delà de son déploiement en mer, cette technologie est également étudiée pour des applications terrestres et potentiellement aériennes.