Le Royaume-Uni a commencé à utiliser le réseau satellitaire Starshield de SpaceX pour ses opérations militaires, après que le ministère de la Défense ait transféré ses communications opérationnelles vers ce service plus tôt cette année, selon des sources rapportées par Reuters.
Conçu pour les gouvernements, les forces armées et les services de renseignement, Starshield est un service de communications satellitaires dédié à la défense et aux administrations, offrant des fonctionnalités de sécurité renforcées par rapport au réseau commercial Starlink.
Il semblerait que Londres accède à Starshield via des distributeurs tiers, sans contrat direct avec SpaceX, tandis qu’une source indique que les tarifs restent légèrement supérieurs à ceux des services standard de Starlink.
Dans une déclaration à Reuters, le ministère britannique de la Défense a refusé de commenter spécifiquement Starshield, précisant que Starlink est utilisé à des fins non opérationnelles, notamment pour permettre au personnel déployé de rester en contact avec leurs proches, et que les communications militaires s’appuient sur plusieurs fournisseurs de services.
Un intérêt militaire grandissant pour la communication par satellites en orbite basse
L’intérêt des forces armées pour les communications satellitaires en orbite terrestre basse s’est intensifié depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Dans ce contexte, Starlink a été largement déployé pour maintenir les communications dans des zones affectées par la guerre électronique et les infrastructures endommagées.
Alors que ce réseau s’est de plus en plus intégré aux opérations militaires, SpaceX a cherché à définir les limites de son utilisation.
En 2023, la présidente de SpaceX, Gwynne Shotwell, a indiqué que la société avait restreint l’utilisation de Starlink par l’Ukraine pour des opérations militaires offensives.
L’entreprise a également pris des mesures pour empêcher ce qu’elle qualifie d’usage non autorisé du service par les forces russes.
Plusieurs armées européennes ont adopté Starlink à différents degrés.
Selon Reuters, le ministère néerlandais de la Défense a confirmé exploiter un nombre limité de terminaux Starlink, sans préciser s’ils sont employés lors de missions opérationnelles.
La Pologne a également reconnu utiliser Starlink aux côtés d’autres systèmes de communications satellitaires militaires et commerciaux.