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Un envoyé spécial de l’ONU pour le Soudan a exhorté vendredi le chef des forces paramilitaires rebelles à renoncer à son assaut contre la grande ville d’El-Obeid, où l’Organisation des Nations unies redoute une offensive imminente.

Au cours d’un appel téléphonique avec le général Mohamed Hamdan Daglo, Pekka Haavisto a « lancé un appel très ferme », selon le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Stephane Dujarric.

Haavisto a souligné la nécessité d’une désescalade urgente de la situation à El-Obeid et d’éviter toute action qui pourrait aggraver la crise humanitaire déjà dramatique, mettant davantage en danger la vie des civils, a précisé Dujarric.

Le porte-parole a également indiqué que les équipes humanitaires se préparaient à l’éventuelle arrivée massive de personnes fuyant la ville, rappelant que « nos collègues humanitaires prennent leurs responsabilités en se préparant au pire, tout en espérant le meilleur ».

Située dans la région du Kordofan, la ville d’El-Obeid est assiégée depuis plusieurs mois par les Forces de soutien rapide (RSF), en conflit avec l’armée régulière depuis avril 2023.

L’ONU redoute un scénario similaire aux atrocités commises lors de l’assaut d’octobre 2025 à El-Fasher, qui avait présenté des « caractéristiques de génocide » selon l’Organisation.

Dujarric a précisé que Haavisto menait également des discussions avec des pays ayant une influence sur les belligérants, afin de favoriser le dialogue et d’empêcher l’attaque.

Le conflit au Soudan a causé la mort de dizaines de milliers de personnes et forcé plus de 11 millions à fuir leur domicile, générant ce que l’ONU qualifie de plus grande crise mondiale de déplacement et de famine.