Les États-Unis avancent sur un projet de loi budgétaire de défense pour l’exercice 2027 qui renforce la capacité du Département de la Défense à recruter des talents dans le domaine cyber, tout en limitant les suppressions d’emplois civils et en augmentant la surveillance des licenciements.
Ce texte, soumis par la commission des forces armées du Sénat, vise à faciliter la mobilité entre le Cyber Excepted Service et le service compétitif, supprimant ainsi les obstacles qui obligent actuellement certains employés cyber à se représenter comme candidats externes.
Il prévoit également de réduire la période probatoire des personnels cyber de trois à deux ans afin d’harmoniser cette durée avec celle des autres systèmes fédéraux, tout en améliorant le moral des équipes et en accélérant l’embauche de candidats hautement qualifiés.
Protection de la main-d’œuvre civile
Une autre partie importante du projet de loi institue des mesures destinées à freiner les réductions d’effectifs dans le personnel civil. Ainsi, l’utilisation des crédits de l’exercice 2027 pour des gels d’embauches, des retards ou des suppressions de postes dans les chantiers navals publics et les structures financées par des fonds de roulement est interdite.
Ces dispositifs renforcent la surveillance en imposant au Pentagone d’avertir le Congrès au moins 45 jours avant toute réduction d’effectifs portant sur plus de 50 employés à temps plein.
La législation prévoit également la mise en place d’un programme pilote de cinq ans offrant des primes et des incitations aux superviseurs et gestionnaires civils performants, dans la limite de 250 postes, tout en étendant les prérogatives pour aligner les salaires dans la base industrielle de défense sur ceux du secteur privé.
Parmi les autres changements, le Pentagone devra mentionner l’éligibilité au télétravail et au travail à distance dans les offres d’emploi, et encourager une plus grande flexibilité pour soutenir les conjoints de militaires.
Ces mesures interviennent alors que la main-d’œuvre civile a connu une baisse significative, avec une diminution d’environ 10 % entre janvier 2025 et janvier 2026, ainsi que des plans de réduction dans plusieurs entités au cours des dernières années.