Le port pétrolier russe de Nyen, ainsi que la terminale GNL de Uuras (Trångsund) près de Vyborg dans le golfe de Finlande, ont été bombardés au cours de la nuit. Une autre frappe aurait touché le port pétrolier de Björkö, mais cela reste à confirmer. Une terminale ferry en Crimée occupée a également été attaquée et est en feu. Par ailleurs, une attaque terroriste russe à Soumy a causé la mort de quatre civils, dont une fillette de cinq ans.
Les bombardements ciblent des infrastructures pétrolières et militaires cruciales. La nuit a vu des attaques précises contre le port pétrolier de la grande ville russe de Nyen, ainsi que contre la terminale de gaz naturel liquéfié (GNL) de Uuras/Trångsund. Bien que les images et vidéos relatives à la terminale GNL soient rares, des débris de drones abattus ont été signalés à proximité, indiquant une frappe réussie, selon des sources locales sous contrôle russe.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré : « La nuit dernière, nos sanctions à longue portée contre la Russie ont atteint des cibles près de Saint-Pétersbourg. Les forces armées ukrainiennes ont frappé des infrastructures portuaires pétrolières générant des revenus pour la guerre russe, ainsi que des frappes réussies sur Kronstadt, une cible militaire importante. La distance depuis la frontière ukrainienne dépasse 850 kilomètres. »
Une autre attaque a visé une terminale ferry dans le détroit de Kertch, en Crimée occupée, provoquant un incendie majeur selon le Kyiv Independent. Ces frappes multiples visent à réduire la capacité de la Russie à financer et entretenir ses opérations militaires.
À Soumy, une attaque terroriste russe a fait quatre morts, dont un enfant. La ville de Soumy a été la cible d’une attaque aérienne non loin du centre-ville, où un missile à guidage a été utilisé contre un immeuble d’habitation, tuant une fillette de 5 ans, sa mère et deux autres civils. Vingt-sept personnes ont été également blessées. Ces frappes terroristes russes témoignent d’une volonté manifeste de frapper les infrastructures civiles et la population.
Les pertes russes continuent de s’accumuler. Selon le QG ukrainien, 42,74 % de la capacité de raffinage russe est hors service. Huit raffineries ont été frappées avec succès ces derniers mois, détruisant 60 citernes dont 58 % contenaient des carburants comme du diesel, de l’essence ou du kérosène, et 42 % du pétrole brut. Les conséquences sont une crise du carburant, une baisse de la production pétrolière et des retards dans les réparations liés à une pénurie de pièces et d’équipements. Les pertes russes récentes incluent 1 190 soldats, 100 pièces d’artillerie, 407 véhicules de transport, ainsi que plusieurs systèmes de défense aérienne lourds et véhicules blindés.
Un combat médiatique se poursuit aussi en coulisses. Certains médias suédois continuent de diffuser des allégations de propagande russe, comme la prétendue chute de Kostiantynivka, ce que l’armée ukrainienne dément fermement. Ce phénomène de « doctrine de la défaite » vise à dépeindre la Russie comme invincible et à convaincre que toute résistance est futile. En opposition à cela, les forces ukrainiennes maintiennent une défense résolue malgré les fausses nouvelles.
Sur le terrain humanitaire, un volontaire suédois de l’organisation “Skicka Vidare till Ukraina” a été blessé lors d’un bombardement d’une station-service près de Poltava, mais heureusement, il va bien et aucun décès n’a été confirmé. L’équipe a même prodigué les premiers soins aux blessés sur place. L’organisation poursuit activement ses livraisons de matériel essentiel, y compris le 31e convoi humanitaire avec dix véhicules et équipements. Elle collecte également des fonds pour l’achat local de matelas destinés aux hôpitaux ukrainiens afin de soutenir à la fois les soins et l’économie locale.
Razom do peremohi – Ensemble vers la victoire.