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Les États-Unis ont retiré une grande partie de leurs troupes déployées au Nigeria dans le cadre d’une opération spéciale contre les combattants du groupe État islamique dans le nord-est du pays, a annoncé l’armée américaine.

En mai, les forces américaines et nigérianes opérant dans la région du lac Tchad ont éliminé près de 200 combattants de l’État islamique, dont le numéro deux mondial du groupe jihadiste.

« Nous avons retiré une grande partie de nos forces qui étaient présentes uniquement pour cette opération », a déclaré le général Dagvin Anderson, commandant du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), lors d’un point presse tenu jeudi depuis Luanda, la capitale angolaise.

« Mais nous poursuivons le partenariat demandé par le Nigeria pour continuer à échanger des renseignements et maintenir la compréhension nécessaire afin de mener à bien ces missions complexes », a-t-il ajouté.

Le ministre nigérian de la Défense, Christopher Musa, a indiqué jeudi dans une interview que les troupes américaines engagées au combat avaient été déployées spécifiquement pour l’opération de mai.

Ce contingent distinct des quelque 200 soldats non-combattants déployés plus tôt cette année pour des missions de formation et d’assistance technique dans le pays.

« Ils sont arrivés, ont accompli leur mission, puis sont repartis », a déclaré Musa.

Il demeure incertain si certains militaires relevant de la mission de formation ont également été retirés et combien restent encore présents sur le territoire nigérian.

« Nous maintenons une présence de forces au Nigeria. Le nombre de personnels pourra varier en fonction des besoins opérationnels », a expliqué une porte-parole d’Africom.

Selon le général Anderson, depuis l’opération de mai, l’armée nigériane « est très active ».

« Elle continue de cibler elle-même des objectifs, ce qui entraîne davantage de défections ou de redditions parmi les partisans de l’EI dans cette zone du nord-est du Nigeria. C’est un effort conjoint qui s’amplifie », a-t-il précisé.

Le nord-est du Nigeria est confronté à une insurrection djihadiste depuis 2009, d’abord menée par Boko Haram, puis par sa branche dissidente et rivale, la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

Depuis l’an dernier, ces groupes ont intensifié leurs attaques contre des villages, des postes de police, des travailleurs comme les bûcherons et pêcheurs, ainsi que des bases militaires, causant la mort de plusieurs officiers supérieurs de l’armée.

Cette escalade a poussé le président Bola Tinubu à déclarer l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire en 2025, tandis que le président américain Donald Trump avait menacé le Nigeria d’une intervention militaire.