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La Belgique s’apprête à renforcer ses capacités de défense sol-air en commandant dix systèmes NASAMS (National Advanced Surface-to-Air Missile Systems) auprès de Kongsberg Defence & Aerospace, via un accord de coopération signé avec les Pays-Bas. Cette démarche vise à doter le pays d’une protection efficace face aux menaces aériennes.

Signé lors du sommet de l’OTAN à Ankara, cet accord permet à la Belgique d’acquérir les systèmes dans le cadre du dispositif d’achat néerlandais déjà en place. Les négociations contractuelles avec Kongsberg sont toujours en cours, a précisé le groupe norvégien.

« Après vingt ans sans système de défense aérienne propre, la Belgique va reconstruire une capacité puissante avec cet achat conjoint. Ce pas est essentiel pour la protection de notre population et de nos infrastructures critiques », a déclaré le ministre belge de la Défense, Theo Francken.

Le ministre avait également indiqué qu’un des dix systèmes serait destiné au Luxembourg.

Protéger les infrastructures critiques

Ce système de défense sol-air à courte et moyenne portée est conçu pour protéger les populations et infrastructures vitales contre des menaces aériennes telles que les drones et les missiles de croisière. Au moins une batterie sera déployée pour sécuriser le port d’Anvers, a annoncé en mars le Premier ministre belge Bart De Wever.

Cette batterie devrait entrer en service en 2027, ce qui fixe le calendrier de livraison.

Le montant officiel de la commande n’a pas été communiqué, mais le quotidien belge De Morgen estime que le coût s’élèverait à environ 1,2 milliard d’euros (1,37 milliard de dollars).

Cette acquisition s’inscrit dans un programme plus large d’investissement de 4 milliards d’euros (4,57 milliards de dollars) consacré à la défense aérienne, incluant également l’achat de systèmes de défense longue portée.

Présentation des NASAMS

Le NASAMS est un système mobile de défense sol-air à courte et moyenne portée, capable d’embarquer des missiles AIM-120 AMRAAM et AIM-9X Sidewinder équipés d’ogives à fragmentation explosives.

Chaque lanceur peut transporter jusqu’à six missiles et neutraliser divers types de menaces aériennes, notamment aéronefs à voilure fixe et tournante, drones et missiles de croisière, avec une portée opérationnelle allant jusqu’à 60 kilomètres.

Le système associe un radar actif 3D Raytheon AN/MPQ-64F1 Sentinel à des capteurs électro-optiques et infrarouges passifs, lui permettant de détecter et suivre des cibles jusqu’à 120 kilomètres et d’engager des cibles à des altitudes pouvant atteindre 21 000 mètres.

Avec l’acquisition récente par le Koweït, le NASAMS est désormais utilisé ou sélectionné par 18 nations, parmi lesquelles l’Ukraine, l’Australie, le Chili, l’Espagne et les États-Unis.