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Un pilote de la Force aérienne grecque a réussi à maîtriser une défaillance du train d’atterrissage jeudi après-midi, évitant ainsi un potentiel accident grave. Son F-16 a effectué un atterrissage d’urgence sur le fuselage à l’aéroport de Zakynthos, après que les roues de l’avion se soient refusées à se déployer lors d’un vol d’entraînement de routine.

La Force aérienne hellénique a confirmé que l’atterrissage d’urgence a eu lieu vers 13h45, heure locale. Le lieutenant-colonel Konstantinos Gravalos, porte-parole de la force aérienne, a déclaré aux journalistes que l’appareil avait subi une panne mécanique non spécifiée et que le pilote « est en bonne santé ».

L’appareil appartenait au 335e Escadron du 116e Escadron de Combat, basé sur la base aérienne d’Araxos, dans le nord-ouest du Péloponnèse. L’avion avait décollé dans le cadre d’un exercice d’entraînement, avant que la panne ne contraigne le pilote à se détourner vers Zakynthos, un aéroport insulaire situé à environ 100 km au sud d’Araxos, de l’autre côté de la mer Ionienne.

Selon la chaîne grecque ERT et plusieurs médias locaux ayant couvert l’incident, l’appareil aurait semblé prendre feu avant ou pendant la manœuvre d’atterrissage. Toutefois, la déclaration initiale de la Force aérienne est restée prudente, évoquant seulement une panne technique non précisée et précisant qu’une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes.

Le média grec Newsit a indiqué que le train d’atterrissage du F-16 ne s’était pas déployé, obligeant le pilote à effectuer un atterrissage d’urgence sans train, c’est-à-dire en posant directement l’appareil sur son fuselage. Cette manœuvre est généralement facilitée par l’application préalable d’une couche de mousse extinctrice sur la piste pour réduire les risques de friction et d’incendie lors du glissement. Toujours selon Newsit, la cause la plus probable actuellement étudiée serait une fuite de carburant détectée en vol par le pilote, qui a coupé son moteur avant d’engager la procédure d’atterrissage sans train d’atterrissage. Le feu qui a suivi serait dû à la friction entre le fuselage de l’avion et la piste lors du glissement. Les pompiers ont rapidement maîtrisé l’incendie, selon plusieurs sources sur place, et l’aéroport de Zakynthos est resté fermé jusqu’à ce que les équipes puissent retirer l’appareil endommagé.

L’atterrissage sur fuselage est l’une des procédures d’urgence les plus périlleuses, mais aussi celles offrant les meilleures chances de survie pour un pilote de chasse. Cette technique existe précisément parce qu’un appareil sans train d’atterrissage fonctionnel ne peut pas simplement temporiser avec un vol en attente. La manœuvre exige une approche extrêmement précise à faible puissance, souvent après avoir brûlé ou largué le carburant excédentaire afin de réduire poids et risques d’incendie. Le pilote doit poser l’avion le plus doucement possible, parfaitement à plat, sur la partie inférieure du fuselage, laissant la structure absorber choc et friction jusqu’à l’arrêt complet.

Le personnel au sol pulvérise habituellement une couche de mousse anti-incendie sur la piste avant l’atterrissage, servant à limiter les étincelles et à amortir le contact avec le fuselage. Cette précaution a été mise en œuvre lors de l’atterrissage de jeudi, selon les médias grecs.

Le F-16 Fighting Falcon constitue depuis des décennies l’épine dorsale de la flotte de combat de l’aviation hellénique. La Grèce exploite l’une des plus importantes flottes européennes de cet avion, qu’elle modernise régulièrement via des programmes successifs d’améliorations plutôt que de renouveler entièrement son parc aérien.